Ralentissements sur l'A3 vers la France de la Croix de Gasperich jusqu'à la frontière.

Si vous êtes salarié et que vous prestez régulièrement du travail de nuit ou de dimanche, sachez que vous avez normalement droit au maintien intégral de votre salaire en cas d'incapacité de travail.
Or, cette situation n'est pas évidente et pas toujours appliquée. La question du calcul correct de la rémunération en cas d'incapacité de travail se pose d'ailleurs depuis l'introduction du statut unique.
Force est de constater que certains employeurs, notamment dans le secteur industriel, ont cessé d'inclure les suppléments de nuit et de dimanches qui sont dus en fonction du plan de travail quand le salarié est malade.
Le syndicat LCGB a fait savoir qu'il n'était pas d'accord avec cette pratique et des représentants de la fédération industrielle du syndicat ont rencontré le ministre du Travail Nicolas Schmit à ce sujet, pour demander une clarification au niveau national.
D'après un communiqué du LCGB, plusieurs jurisprudences vont dans le même sens que le syndicat. Mais le ministre, qui partage le point de vue du LCGB attend encore une prise de position des fédérations patronales "Si les patrons ne reconnaissent pas les juridictions prises, le Ministre du Travail serait disposé à légiférer (…) si tel est le cas, il resterait à définir le terme de la régularité des prestations de travail de nuit et du dimanche".
Au final, un jugement rendu après l'entrevue avec le ministre confirme une fois de plus la position du LCGB. Il précise que "la déclaration de maladie dispense le salarié de la prestation du travail, mais elle ne change en rien l’obligation de l’employeur de payer le salaire intégral dû".
Le LCGB attend donc que le ministre prenne une décision sur ce sujet délicat.
Source : LCGB