Vers une baisse des prix du roaming ?

Pas toujours évident de gérer ses factures téléphoniques lorsqu'on vit et travaille près d'une frontière. Cela, la Commissaire européenne chargée des nouvelles technologies l'a bien compris et réclame une baisse des tarifs de roaming.

En tant que frontalier, avoir un téléphone mobile peut s'avérer problématique. Certains choisissent d'avoir deux téléphones (un opérateur luxembourgeois et autre du pays de résidence), d'autres découvrent avec effroi leur facture hors-forfait à la fin du mois... Toujours est-il qu'une fois passée la frontière, les tarifs de votre abonnement explosent !

Cette situation est aussi vécue par tous ceux qui partent en vacances à l'étranger ou qui voyagent beaucoup dans le cadre de leur travail et même si les opérateurs ont fait des efforts en mettant en place des plafonds tarifaires, il reste encore beaucoup à faire.

Ainsi, lors du Congré mondial de la téléphonie mobile à Barcelone qui s'est déroulé lundi, la Commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a plaidé pour un marché unique des services de roaming (tarifs en itinérance). Elle estime en effet que les opérateurs n'ont pas assez baissé leurs tarifs à l'étranger.

Parvenir à un accord pour faire baisser la facture

La Commissaire a ainsi proposé d'injecter de la concurrence dans le marché du roaming : "Je sais que 40% des consommateurs de mobiles sont nerveux à l'idée d'utiliser des services de données (connexion à internet, envoi de photos..., ndlr) à l'étranger, parce que, avec les prix du roaming en Union européenne qui sont encore tellement élevés, ils savent qu'ils pourraient avoir une vilaine surprise au moment d'ouvrir leur facture", a-t-elle indiqué.

Pour elle, lorsque des consommateurs décident de ne pas utiliser leur mobile dans un pays étranger au sein de l'Union Européenne, "cela veut dire qu'ils n'en ont pas pour leur argent avec leur smartphone et qu'ils n'en ont pas non plus pour leur argent avec le Marché unique".

La Commissaire souhaiterait réussir à trouver un accord politique le mois prochain pour assurer un marché compétitif en matière de roaming, "avec plus de choix et des prix beaucoup plus bas pour les consommateurs".