Un rapide coup d'oeil autour de soi dans les bouchons autoroutiers d'un matin ordinaire pour les frontaliers, permettent de constater qu'environ 8 voitures sur 10 ne transportent qu'une seule personne. On tient rapidement responsable les pouvoirs publics des problèmes de transports pour les frontaliers. Il est vrai que la faible qualité ainsi que le peu de fréquence des trains ne facilitent pas les choses. L'utilisation du train est également liée aux horaires de travail et à la distance entre son domicile ou son lieu de travail et les gares. Il est vrai aussi que la plupart des autoroutes de notre région ne peuvent pas absorber les flux de frontaliers, les flux réguliers ainsi que les migrations de vacanciers. Mais il est utopique de penser qu'en quelques mois des solutions pourraient être trouvées et réalisées. Si par contre les utilisateurs de la route décident d'eux-mêmes de faire évoluer les choses alors le co-voiturage reste, à notre avis, le premier axe de réflexion pour redonner une certaine fluidité aux autoroutes transfrontalières.
Combien de collègues de bureau font sensiblement le même trajet tous les jours, combien de voisins se rendent tous les matins à Luxembourg en utilisant chacun leur propre voiture ? On se rend bien compte que beaucoup de frontaliers pourraient certainement voyager à plusieurs. Le co-voiturage peut alors prendre deux formes : une rotation entre plusieurs personnes pour l'utilisation du véhicule ou un remboursement d'une partie des frais par le ou les "co-voiturés" Car le coût du transport reste, pour tous ceux qui ne bénéficient pas d'un véhicule de société, un poste important du budget du travailleur frontalier: le carburant, le parking, l'entretien et l'amortissement du véhicule représentent une somme se montant, suivant les cas, à plusieurs dizaines de milliers de Luf par mois ( faites le calcul !) L'aspect conviviale et sécurisant du co-voiturage est aussi un argument plaidant pour le transport groupé. Mais bien entendu chacun à sa petite excuse : "oui mais moi je finis tard le soir !" reste la meilleure, car de manière général le problème des horaires est mis en avant. "Je ne sais pas avec qui co-voiturer" en est une autre qui montre que finalement les gens cherchent peu. Bien entendu , le problème du lieu de rencontre et de parking existe mais là aussi on peut trouver rapidement un lieu tranquille pour se retrouver et laisser sa voiture, on peut aussi faire un petit détour et récupérer ses co-voiturés. On le voit donc le co-voiturage entraine quelques contraintes, mais en le pratiquant quelques jours on se rend vite compte que ces contraintes peuvent devenir des avantages. Finalement se dire que le soir on part à 18h30 et s'organiser pour avoir fini à l'heure car les copains attendent n'est pas si compliqué. D'autant plus qu'on voyage à plusieurs et qu'on fait des économies !
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