L'âge légal de la retraite au Luxembourg est de 65 ans. Le droit à la pension est alors valable à condition d'avoir travailler au moins pendant 10 ans durant sa carrière. La retraite anticipée est possible à 60 ans si l'assuré a cotisé au moins pendant 40 ans. Bien entendu pour les travailleurs frontaliers les mois cotisés dans un autre pays de la communauté européenne sont pris en compte pour calculer cette durée totale. Pour pouvoir prétendre à une partie de sa retraite au Luxembourg, les résidents belges et français devront avoir travaillé au moins 1 an au Luxembourg, si la période est inférieure à un an, les mois cotisés au Luxembourg seront pris en compte par le pays de résidence mais ne donneront pas droit à un paiement de la Caisse luxembourgeoise.
Deux cas principaux :Si le frontalier a effectué toute sa carrière au Luxembourg, il a les mêmes droits qu'un travailleur luxembourgeois et l'intégralité de sa pension est payée par la Caisse luxembourgeoise.
Si le frontalier a travaillé dans son pays de résidence et au moins un an au Luxembourg, il pourra prétendre au prorata de pensions dans chaque pays et les montants seront versés par les organismes de chaque pays. Il recevra donc deux versements, un premier de la part de l'organisme français ou belge et un deuxième de la part de la Caisse de Pensions luxembourgeoise. Mais il faut bien comprendre que chaque pays ne versera son prorata de pension qu'à partir de l'âge de retraite légal du pays lui-même et aux conditions de ce pays. Si un frontalier a travaillé (dans toute sa carrière) moins de 40 ans il devra attendre l'âge de 65 ans pour prétendre à une pension de la part du Luxembourg.On voit bien que la situation des frontaliers n'est pas si simple pour les retraites, le meilleur conseil est bien entendu de préparer au moins un an à l'avance sa démarche pour obtenir la pension. Il est aussi important de bien tenir compte des périodes minimales de cotisations, notamment pour pouvoir prétendre à une retraite dès 60 ans.