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Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker s'inquiète des réticences de certains pays lorsqu'il faut prendre des décisions concernant l'Europe.

Publié le 15/04/2010 // 3014 lectures

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker n'a pas pris de gants lorsqu'il s'est exprimé ce jeudi dans le quotidien Financial Times Deutschland. Il s'est inquiété des "grandes réticences" en matière européenne de l'Allemagne, notamment en ce qui concerne l'aide à la Grèce.

D'une manière plus globale, Jean-Claude Juncker regrette que les dirigeants européens "dénigrent les réussites de l'Europe".

"Nous ne sommes pas capables d'accomplir de nouveaux succès, car nous ne sommes pas fiers des succès que nous avons déjà atteint", a-t-il estimé dans cette interview.

"Nous nous sommes habitués à toujours nous plaindre", ce qui donne aux citoyens l'image d'une Union européenne réduite à "une bagarre générale plutôt qu'une destinée commune harmonieuse".

Le président de l'Eurogroupe plaide pour un renforcement de la coopération en Europe, sous la forme par exemple d'une armée européenne commune ou d'un impôt. "Si on avait un impôt européen, il y aurait moins de disputes au sujet du financement du budget de l'Union", juge-t-il. Mais dans le contexte actuel, de tels projets ne sont pas prêts de s'imposer, reconnaît-il. AFP/AL.

 


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