Stress tests : la Place Financière est forte !
Les résultats des tests de résistance des banques européennes ont été dévoilés vendredi soir. Sur les 91 banques analysées, seules 7 sont recalées.
Sur les 91 banques européennes testées, la Place Financière luxembourgeoise s'en tire plutôt bien.
Ainsi, les résultats des tests de résistance, censés vérifier la solidité financière des établissements bancaires en Europe, ont ressorti que sur les 91 banques passées au crible, seuls 7 ont été recalées.
Le Luxembourg passe le test de la transparence
Le stress test réalisé par le Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS) a été passé haut la main par les banques installées sur la Place Financière luxembourgeoise.
Les tests de résistance ont comme finalité d’évaluer la capacité de résistance des banques à des développements économiques et financiers défavorables. Il ne s’agit pas de prévisions, mais de simulations basées sur des hypothèses.
Ainsi, la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat (BCEE) et la banque Raiffeisen n'ont pas de soucis à se faire, puisque d'après les tests, elles ne s'effondreront pas en cas de nouvelle crise économique.
C'est également le cas pour les banques BNP Paribas, Dexia, ING, BPCE ou encore Caixa Geral De Depósitos qui détiennent des parts significatives du marché luxembourgeois du crédit et des dépôts à travers leurs entités luxembourgeoises.
Le ministre des Finances satisfait
L'objectif de ce type de contrôle est surtout de rassurer les marchés sur la solidité des banques de l'Union Européenne, alors que l'Europe sort de la crise.
Le ministre des Finances, Luc Frieden salue d'ailleurs les résultats de cet exercice : "Les exigences des autorités de surveillance luxembourgeoises, marquées par la stabilité, la prudence et l'anticipation, se voient confirmées. La place financière luxembourgeoise aura ainsi prouvée sa bonne résilience", conclut le ministre.
Sept banques ne passent pas dont une allemande
Sur les 91 banques soumises à ces tests de résistance, sept ont été recalées. Il s'agit de l'allemande Hypo Real Estate, des caisses d'épargne espagnoles Diada, Cajasur, Espiga, Unnim et Banca Civica, ainsi que de la grecque ATE (Agricultural Bank of Greece).
Ces établissements vont devoir lever des fonds pour renforcer leur solidité financière, actuellement moindre que celles de leurs concurrents. Le comité des régulateurs européens a calculé qu'il leur manquait au total 3,5 milliards d'euros pour atteindre le seuil minimum.
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