Avec la proximité géographique du Grand-Duché et les perspectives d'emploi qu'il représente, le Nord mosellan voit arriver de plus en plus de nouveaux habitants. Un nouvel arrivant sur deux a d'ailleurs choisi de déménager en Moselle à cause de cette proximité avec le Luxembourg et cela, ne concerne pas uniquement les Français.
Qui déménage dans le Nord Mosellan ?
Un net retournement de tendance s'est opéré ces dix dernières années selon l'étude de l'Insee. Il y a désormais plus d'arrivées que de départs (5.100 personnes viennent s'installer en moyenne chaque année lorsque 4.800 partent), ce qui démontre que le territoire est redevenu attractif.
De plus en plus de Luxembourgeois, Belges et Portugais viennent s'installer en Lorraine
Le nord de la Lorraine a accueilli plusieurs vagues d'immigration tout au long du 20ème siècle, pour répondre aux besoins en main d'oeuvre des industries. Il s'agissait notamment d'Italiens, qui représentent la première communauté et d'Algériens.
Mais entre 2002 et 2007, des ressortissants d'autres pays se sont aussi installés dans le Nord lorrain. Il s'agissait de Portugais (900), Belges (600) et Luxembourgeois (600).
Quelles sont les secteurs les plus attractifs pour les frontaliers ?
Voilà maintenant une quinzaine d'années, que le Nord mosellan bénéficie d'un renouveau démographique, avec une population qui s'agrandit au rythme de 1.000 personnes par an. C'est la Communauté de Commune de Cattenom et environ qui visiblement séduit le plus, puisqu'à elle seule, elle engrange la moitié des gains de population du Nord Lorrain, entre 1999 et 2008. Dans la Communauté d'agglomération du Val de Fensch par contre, la population continue de diminuer.
Les petites communes plus attractives
Selon l'Insee, ce sont les communes de moins de 1.000 habitants qui attirent le plus, à l'image de Anderny, Boust, Puttelange-lès-Thionvilles et Ugny (+42% à +53%) et surtout Hagen ( +72%).
Les communes, comptant entre 1.000 et 5.000 habitants semblent pour leur part avoir 10 ans de décalage par rapport aux petites communes et leur population ne croît que depuis quelques années (c'est le cas à Audun-le-Roman, Basse-Ham, Boulange, Cattenom, Cosnes-et-Romain, Gorcy, Mexy, Réhon et Volmerange-les-Mines).
Enfin, dans les villes de plus de 5.000 habitants, la croissance est plutôt faible, même si Hettange-Grande et Yutz gagnent respectivement +18% et +10% d'habitants entre 1999 et 2008, la croissance de population se fait toujours attendre à Fameck, Longwy, Mont-Saint-Martin, Nilvange, Uckange et Villerupt.
Cela dit, ce sont essentiellement les communes périurbaines qui montrent une réelle évolution de leur population. C'est d'autant plus le cas, qu'elles se situent à proximité de la frontière luxembourgeoise, comme celles de la communauté de commune du Pays-Haut Val d'Alzette, du pays Audunois et surtout de Cattenom et environ.
Source : "Nord lorrain : rebond démographique tiré par la dynamique luxembourgeoise", INSEE Lorraine.
Photo : INSEE