Un moratoire sur l'index...
Regrettant ce "rendez-vous manqué", Michel Wurth, président de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), a tenu à faire passer son message aux syndicats par une lettre ouverte.
A l'heure de la mondialisation qui met plus que jamais le pays en concurrence et de "la plus grave crise économique de l’après-guerre en Europe", il estime que "la compétitivité n’est pas une fin en soi ou source de cadeaux aux entreprises, mais la condition de la soutenabilité de notre modèle économique et social".
C'est dans ce contexte que l'UEL proposait d’instituer à court terme un moratoire de l’indexation pour une durée de deux ans afin de "rattraper la perte de compétitivité par rapport aux pays voisins [...] de mettre un frein à l’inflation excessive". Ce moratoire a toutefois été rejeté vendredi par le Premier ministre qui lui a préféré une limitation à une tranche indiciaire par an jusqu'en 2014.
Par la suite, le patronat ne manque pas de souligner "le paradoxe du marché du travail luxembourgeois", expliquant que "les entreprises ont sans cesse créé un grand nombre d’emplois alors que dans le même temps le chômage a triplé au cours des quinze dernières années".
Pour attirer moins de frontaliers au Luxembourg
Confirmant que l'ouverture du marché du travail aux travailleurs des pays limitrophes, "attirés par les salaires très avantageux du Luxembourg", permet aux entreprises établies à Luxembourg d’accéder à une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée, Michel Wurth invite néanmoins le gouvernement à ne pas renchérir davantage les salaires.
"Quand on sait que notre salaire social minimum est sensiblement plus élevé que le salaire médian en France, toute augmentation de celui-ci attire davantage de personnes bien formées à postuler pour un emploi à Luxembourg", analyse le président de l'UEL. "Dans le même temps, cette réalité du marché de l’emploi diminue d’autant les chances de nos concitoyens, qui n’ont pas de diplôme ou sont exclus du marché, à trouver un emploi".
Vu que "plus de la moitié des demandeurs d'emploi sont faiblement qualifiés", il estime "qu'il convient de ne pas renchérir de manière inconsidérée et automatique le coût de ces travailleurs pour les entreprises".
Conscient que toute réforme de l'index ou du Salaire social minimum (SSM) "risque de réduire le pouvoir d’achat de ceux qui en ont le plus besoin", Michel Wurth affirme au nom de l'UEL être disposé à "entamer une discussion en tripartite à ce sujet afin de dégager des pistes permettant de compenser la perte relative du pouvoir d’achat des bénéficiaires des salaires les plus faibles par des transferts sociaux visant en particulier à réduire le coût du logement".
ou bien que les profils sélectionnés n'ont pas les caractéristiques indiquées ? Ce serait intéressant de connaitre les expériences des employeurs qui sont passés par l'ADEM. Je suppose que les employeurs ont déjà testés et que leurs expériences n'ont pas été concluantes..Il y a forcément une raison à cela..manque d'expérience, qualification, salaire, motivation...en résumé : profil ne correspondant pas