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Rares sont ceux qui ne possèdent pas leur profil Facebook et qui ne le consultent pas régulièrement. Aujourd'hui, le réseau social s'impose et tend doucement à effacer les autres moyens de communication.

Publié le 06/01/2012 // 1869 lectures

Ces dernières années, à peine les douze coups de minuit avaient-ils retenti, la nuit du 31 décembre, que les fêtards dégainaient leur téléphone portable pour envoyer leurs voeux par SMS.

Et cette année encore, les échanges ont été nombreux, même si certains opérateurs en Europe, notent une baisse du volume des SMS envoyés.

Pourtant, les téléphones mobiles ont bien chauffés cette nuit là, mais nombreux sont ceux qui ont opté pour les réseaux sociaux pour souhaiter leurs voeux.

Une nouvelle tendance est-elle en train de voir le jour ? Aujourd'hui, il est en effet plus commun d'envoyer quelques textos aux personnes très proches, et de poster un message commun pour tous les autres via Facebook ou Twitter. Une tendance mise en avant par Damien Douani, expert en nouvelles technologies de l'agence FaDa. "Si on a 400 amis sur Facebook, on va envoyer 400 cartes de voeux en un clic", renchérit Olivier Ertzscheid, universitaire spécialiste de l'internet et maître de conférences à Nantes.

"Il y a une sorte d'hyper-déterminisme qui fait qu'on se retrouve contraints de souhaiter des voeux ou des anniversaires non pas à 15 amis très chers, mais à tous ses « amis » Facebook", résume-t-il.

L'universitaire met en relief "un effondrement de la valeur symbolique de certaines interactions sociales, comme fêter les anniversaires par exemple : les dates de naissance sont rappelées par l'algorithme de Facebook, et il est donc impossible de ne pas s'en souvenir".

Des réseaux sociaux qui modifient les comportements

"Souvent, pour les jeunes, l'inscription sur Facebook est comme un rite initiatique qui signe leur entrée dans le monde numérique. Et c'est ensuite cet écosystème qui conditionne leurs pratiques connectées", selon Olivier Ertzscheid.

Il estime ainsi que "les écosystèmes fermés de type Facebook ou Apple prennent de plus en plus de place au détriment du web « ouvert », ils focalisent l'attention et ramènent tout à eux".

"On est à une époque charnière: avant, on allait chercher dans le numérique le même type de relation qu'on avait dans la vraie vie. Et aujourd'hui on est tenté d'aller chercher dans la vraie vie des interactions qui sont courantes dans les environnements numériques, où on passe plus de temps", résume Olivier Ertzscheid.

"Les jeunes se créent souvent une boîte email uniquement pour pouvoir ouvrir un compte Facebook, mais ne s'en servent pas ou peu pour envoyer des mails", indique pour sa part Benjamin Ducousso, un des fondateurs du réseau social professionnel pour les jeunes Wizbii, qui recense 28.000 profils d'étudiants et jeunes diplômés, et quelque 500 entreprises partenaires.

Ne pas mélanger vie personnelle et professionnelle

"Les jeunes ont grandi avec les réseaux sociaux, mais quand ils cherchent leur premier boulot, ce n'est cependant pas vers Facebook qu'ils se tournent car ils ne veulent pas mélanger vie personnelle et professionnelle, cette séparation reste très marquée", tient-il à souligner.

Facebook, qui revendique plus de 800 millions d'utilisateurs dans le monde dont 20 millions en France, propose des applications professionnelles -- "Branch out" et "Work for us" -- pour mettre en contact recruteurs et demandeurs d'emploi.

"Le CV classique est également de plus en plus dépassé, il est trop statique alors qu'un profil sur un réseau social professionnel évolue en temps réel et permet d'être interactif", ajoute Benjamin Ducousso.

 


Commenter cet article (2 commentaires)

Lapipelette (2012-01-06 15:33:45)
Z'ont bien trouvé leur nom ceux-là ?!!
Lapipelette (2012-01-06 15:37:23)
"facilitateurs de mutations digitales" ???

Ca veut dire quoi ça ???



http://www.fadasocialagency.com/fanny-berrebi/

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