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Dans notre société où les compétences personnelles et la concurrence entre collègues au travail sont mises en avant, qui peut se targuer de ne jamais avoir eu l'impression de craquer et avoir eu envie de tout envoyer balader ?

Publié le 25/01/2012 // 1867 lectures

C'est sur ce point que revient l'OCDE dans son rapport "Mal être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale et l'emploi", publié en décembre 2011. Le rapport met en avant l'existence et la progression constante de ce phénomène de troubles mentaux, comme la dépression ou l'anxiété, liés à l'activité professionnelle.

Ces troubles se répercutent autant dans la sphère privée que dans le monde du travail. Aussi, l'on découvre que sur quatre personnes présentant un tel trouble, trois d'entre elles sont sujettes à une baisse de productivité, alors qu'une seule personne sur quatre en souffre, dans un échantillon en "bonne santé".

Les salariés fragiles plus exposés au stress

Outre ces baisses de productivité, le rapport met en avant la propension des gens atteints de troubles mentaux, à être plus absents. Notons également, que selon le rapport, 30 à 50% des demandes d'invalidité dans les pays de l'OCDE sont relatives à une mauvaise santé mentale.

L'organisation estime que "la précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir". Aussi, il convient de trouver des solutions viables à terme afin de réduire, voire d'endiguer ces phénomènes, qui au final se révèlent contre productifs pour l'économie.

Même si la plupart des personnes présentant un trouble mental sont actives (entre 55 et 70%), leur fragilité les expose beaucoup plus au stress et à la peur de perte de leur emploi.

Trouver des solutions contre les pressions au travail

L'OCDE suggère donc aux entreprises, de garantir à leurs employés, de bonnes conditions de travail, dans un environnement où le stress y sera moindre. Il convient également de tenir compte d'une meilleure gestion et d'un suivi systématique envers les gens présentant un fort taux de congé maladie, mais également de limiter "les conflits au travail et éviter les licenciements motivés par des problèmes de santé mentale".

Une meilleure prise en charge de ces troubles est également préconisée, puisque la plupart peuvent être soignés, quand le traitement adéquat est prescrit. Pourtant, à l'heure actuelle, les systèmes de santé ne tiennent compte que des pathologies graves, comme la schizophrénie. Cette prise en charge permettrait aux personnes souffrantes de conserver leur emploi ou d'en retrouver un.

Répondez à notre sondage : Estimez-vous que votre travail vous met en état de stress ?

 


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