Mercredi, le syndicat LCGB a donné une réunion à Thionville afin de faire le point sur les dernières décisions et projets du gouvernement, à savoir la modulation de l’index, le projet de réforme des pensions et les bourses d’études.
Une "prime de risque spéciale" pour le secteur privé
Suite au vote de la modulation de l’indexation par le gouvernement, le syndicat LCGB a fait savoir qu'il était d'accord avec cette décision, à condition que l'Etat instaure une "prime de risque spéciale" pour les salariés du privé.
Pour le syndicat, ces salariés, qui n'ont aucune garantie de l'emploi, devraient bénéficier d'une mesure de compensation. Le montant de cette prime viserait ainsi à compenser la perte de rémunération subie, suite à la modulation de l’indexation automatique des salaires, soit entre 5 et 8% de leur rémunération pour la période 2012 à 2014.
Pour ce qui concerne la modulation de l'index pour 2013 et 2014, le syndicat est en complet désaccord avec le gouvernement. Pour lui, il est difficile de prévoir l'évolution économique du Luxembourg pour ces deux prochaines années. Il propose alors d'organiser une réunion tripartite ou une réunion de concertation avec le gouvernement, en début de chaque année, pour décider si un report des tranches indiciaires est nécessaire ou non.
Il faut que tous les assurés bénéficient d'une pension qui leur garantit les mêmes droits, possibilités et obligations
Pour ce qui concerne la question de la réforme des pensions, le LCGB doit rencontrer le ministre de la Santé le 7 mars prochain afin de présenter ses propositions.
Dans les grandes lignes, le syndicat réclame une harmonisation du plafond en matière de pension qui existe entre le secteur privé et le secteur public. Ils veulent que chaque assuré ait accès à un régime de pension complémentaire, qu'une préretraite progressive soit intégrée ou encore que les années d'études ne soient plus considérées comme des années assimilées, mais des années cotisées.
Bourses d'études : premier verdict le 16 février
Enfin, concernant les bourses d'études, suite aux différentes actions juridiques, recours et plaintes déposées, le dossier est en suspens. La Commission Européenne attend ainsi le jugement concernant les travailleurs frontaliers aux Pays-Bas (qui doit être rendu le 16 février prochain), pour se prononcer sur celui des frontaliers qui travaillent au Luxembourg.