Il y a quelques jours, le directeur de l'ACL a laissé entendre que les frontaliers ne seraient pas soumis à l'obligation d'installer des pneus hiver sur leur véhicule.
Daniel Tesch, a en effet affirmé que la réglementation sur les pneus hiver n'était pas conforme à la convention de Vienne de 1968 et donc que le Luxembourg ne pouvait pas obliger les automobilistes étrangers à équiper leur véhicule de pneus hiver (voir La réglementation sur les pneus hiver dans le flou).
Dans un communiqué, l'Automobile Club rappelle ainsi qu'il est favorable aux pneus hiver et c'est d'ailleurs pourquoi il essaye de sensibiliser les usagers de la route à équiper leur voiture "depuis plus de 30 ans". Pourtant, il reste sceptique sur l'actuel projet de loi qui doit entrer en application au mois d'octobre prochain.
"Si le principe d'une obligation de pneus adaptés aux conditions routières rencontre notre soutien inconditionnel, nous estimons que le projet de loi actuel ne permettra pas une mise en oeuvre efficace pour ce principe".
L'ACL considère en effet qu'avec cette loi, le Luxembourg ne pourrait pas obliger les conducteurs étrangers à circuler avec des pneus hiver, car seul l'Etat dans lequel le véhicule est immatriculé peut légiférer sur les équipements de la voiture.
En réponse, le gouvernement considère que c'est une question de comportement et non d'équipement et qu'ainsi la réglementation n'est pas en contradiction avec le traité de Vienne, puisque les règles de comportement ne se limitent pas au pays dans lequel la voiture est immatriculée, mais s'étend aussi au pays où elle circule.
L'ACL considère donc qu'il faudrait une législation "sans lacunes et incontestable" afin notamment d'éclaircir la question de savoir si cette loi est applicable ou non aux véhicules immatriculés à l'étranger ou encore sur la définition même des pneus hiver.