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La dépendance au travail est souvent perçue comme étant négative, pourtant un chercheur démontre que cette dépendance peut avoir des conséquences positives sur les individus.

Publié le 10/02/2012 // 2087 lectures

Vous avez certainement des collègues qui restent tard le soir, ne se sentent pas tranquilles lorsqu'ils ne terminent pas un dossier en cours et se mettent une grosse pression à leur travail.

Face à cette attitude, nombreux sont ceux qui vont dire que ce n'est pas bon pour la santé, que la personne en question risque de craquer, de faire un burn out, ou encore que cela nuit à l'équilibre vie professionnelle-vie privée. Et bien, ce n'est pas l'avis de tout le monde.

D'après un récent article universitaire publié par Yehuda Baruch, enseignant-chercheur et Directeur de la Recherche de Rouan Business School, cette dépendance au travail (ou "workaholisme") peut avoir des conséquences positives sur les individus. Les recherches prouvent en effet que la dépendance au travail se caractérise aussi par la vigueur et le dévouement.

Le professeur à l'origine de la recherche dresse ainsi un parallèle entre l'addiction au travail et la dépendance au chocolat : "La consommation de chocolat présente certains bienfaits pour la santé : l'apport d'énergie et l'apparition d'un sentiment de bien-être. De la même manière, les personnes dépendantes au travail sont stimulées par le challenge professionnel, et leurs performances renforcent un sentiment de bien-être". Il faudrait alors, laisser à l'employé, le choix de décider de la quantité de travail qu'il souhaite accomplir, sauf si un abus serait susceptible de nuire à sa santé.

Enfin, le chercheur rappelle que la dépendance au travail peut aussi parfois être encouragée par une motivation ou des besoins profonds, comme l'identification à une organisation ou encore la satisfaction personnelle au travail. Elle peut même offrir des récompenses, comme obtenir un meilleur salaire ou une promotion.

Tout est donc une question de dosage. La dépendance au travail n'est pas forcément négative ou néfaste, tout est une question d'objectifs et surtout d'équilibre, entre vie privée et vie professionnelle.

Source : indicerh.net

 

 


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