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Une étude dévoilée mercredi s'intéresse tout particulièrement aux frontaliers dans la Grande Région et tente de dresser un portrait de ces travailleurs qui n'hésitent pas à traverser la frontière pour venir travailler.

Publié le 15/12/2011 // 4200 lectures

Décidément les frontaliers intéressent beaucoup en ce moment. Après a conférence organisée dans le cadre d'un projet UGR (Université Grande Région) "Etre travailleur frontalier aujourd'hui : réalités et enjeux" (voir : Zoom sur les travailleurs frontaliers dans la région) et l'étude du CEFIS qui met en avant les stéréotypes touchants les frontaliers (voir : Les frontaliers font toujours peur), c'est au tour du Statec de sortir un étude complète sur les travailleurs frontaliers de la Grande Région.

Le sujet attire et pour cause. En 2011, on compte pas moins de 153.300 salariés faisant la navette tous les jours entre leur pays de résidence et le Grand-Duché. 75.700 viennent de France, 38.900 de Belgique et 38.700 d'Allemagne.


Qui sont-il, d'où viennent-ils, où vont-ils ?

L'institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg (Statec), s'est ainsi penché sur ce qui caractérise les travailleurs frontaliers et sur leurs conditions de travail.

D'une manière générale, il ressort que la majorité des travailleurs frontaliers sont des hommes. Ainsi, seul 38% de tous les travailleurs frontaliers sont de sexe féminin, même si la tendance va en augmentant depuis 2006. Au niveau de la tranche d'âge, le Statec annonce que la majorité des frontaliers (40%) sont âgés de 35 à 44 ans et ce sont d'ailleurs principalement les frontaliers lorrains qui font partie de cette tranche.

Côté niveau d'étude, les frontaliers diplômés représentent un peu plus d'un tiers dans toute la Grande Région en 2009. Ce sont ainsi les frontaliers belges les plus diplômés et les lorrains qui sont à la traîne sur ce point.

Cette constatation explique donc, que ce sont les frontaliers sarrois et wallons qui ont plus tendance à occuper des postes de directeurs, de cadres supérieurs ou encore à travailler dans des professions scientifiques ou intellectuelles au Grand-Duché, alors qu'au contraire, les frontaliers lorrains occupent plus souvent des postes appartenant au type "ouvrier et professions intermédiaires".

Enfin, il apparaît égaiement que les travailleurs qui passent la frontière tous les jours, sont employés essentiellement dans des grandes entreprises, de plus de 50 salariés et plus. Cela concerne 60% des frontaliers.

 


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