Fin janvier, la députée UMP en charge des frontaliers, Anne Grommerch a annoncé avoir reçu la garantie du ministère des Infrastructures et du Développement Durable, que le poste-frontière de Zoufftgen serait démonté cette année. Destruction du poste frontière de Zoufftgen : c'est pour cette année !
Or, cette annonce ne plaît visiblement pas au Front National de Moselle, puisque Françoise Grolet, élue Front National au Conseil Régional de Lorraine, s'oppose au démantèlement du poste-frontière dans un communiqué.
"Dans la plupart des cas, les ralentissements observés sur cette autoroute ne sont pas dûs aux contrôles de la douane, de la police ou des services sanitaires, puisqu'il n'y en a déjà pour ainsi dire plus, et ce hélas, depuis bien longtemps" explique l'élue.
Pour Françoise Grolet, "s'il y a des bouchons, c'est parce que les milliers de Lorrains qui empruntent l'A31 chaque jour ont trouvé du travail au Luxembourg, alors qu'il n'y en a plus en Lorraine".
Ces travailleurs bloqués dans les bouchons sont d'ailleurs, pour elle, un "symbole de l'effondrement de l'économie française".
Un poste-frontière pour protéger les Français
L'élue du Front National explique que l'Europe exige de raser le poste-frontière de Dudelange-Zoufftgen, "en prétendant qu'il serait un obstacle à la libre circulation", mais elle oublie que l'absence de contrôle "profite d'abord et toujours aux criminels et aux délinquants".
Elle rappelle que ce poste-frontière permettait "aux services de l'Etat français et luxembourgeois de travailler ensemble pour arrêter les immigrés clandestins et leurs passeurs, les trafiquants de drogues et d'argent sale. Il servait également en cas de crise sanitaire comme lors de la crise de la vache folle, pour filtrer les flux de personnes et de camions. En deux mots, il servait à protéger nos concitoyens".
Pour l'élue de l'extrême droite, c'est une "idée folle" d'interdire aux Etats de protéger leur population et de leur imposer l'abandon des contrôles aux frontières.