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Emploi

Et si jamais je voulais revenir chez mon ancien employeur ?

Un retour aux sources n’a rien d’un échec et peut au contraire s’avérer être un pari gagnant-gagnant pour les deux parties. Encore faut-il qu’il se fasse pour les bonnes raisons.

Publié par Romain S. le 28/09/2018 | 2.838 vues

En sachant où il met les pieds, l’employé s’intégrera ou plutôt se réintègrera plus facilement qu’un novice.
En sachant où il met les pieds, l’employé s’intégrera ou plutôt se réintègrera plus facilement qu’un novice.

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures n’est-ce pas ? C’est aussi possiblement chez son ancien patron qu’on peut s’épanouir le plus !

Une carrière professionnelle n’est plus forcément synonyme de fidélité éternelle à la même entreprise de nos jours. Changer d’air, voir si l’herbe est plus verte ailleurs est devenu assez courant dans le monde du travail actuel.

Il n’y a d’ailleurs rien de mal à vouloir s’enrichir par le biais d’un nouveau départ, d’une expérience nouvelle, même si au final pas aussi positive qu’escomptée, qui apportera de toute manière sa dose d’enrichissement.

 

"Recrutement boomerang"

Ainsi, dans le même esprit, revenir à ses premières amours n’est en rien un marqueur d’échec. Au contraire, cela peut signifier que la perception de l’intéressé est objectivée, que ses dernières embauches ont achevé de le convaincre que la situation n’était finalement pas si mal, et ce, même s’il faut savoir faire des concessions, mettre de l’eau dans son vin.

Revenir chez son ancien employeur, c’est ce que les Américains appellent le « recrutement boomerang ». Une pratique d’ailleurs assez répandue outre-Atlantique comme l’indique le cabinet de consulting en Ressources Humaines, Robert Half.

D’ailleurs, elle peut comporter bien des avantages souligne ce dernier. En sachant où il met les pieds, l’employé s’intégrera ou plutôt se réintègrera plus facilement qu’un novice, tablera sur sa connaissance de la société et surtout, sera animé d’une réelle motivation pour prouver une nouvelle fois qu’il fera l’affaire.

Tout bénef’ pour l’employeur si bien sûr le salarié a assuré ses arrières et fait le point sur ses idéaux.

1. Soigner votre premier départ

Partir en bons termes ne pourra que vous rendre service. Les nouvelles vont vite et partir du mauvais pied ou de manière incorrecte vis-à-vis d’un employeur pourrait vous être préjudiciable dans le futur. Faites les choses bien, ne vider pas votre sac en vous disant que ne serez de toute façon plus amener à collaborer. Sait-on jamais !

2. Faire le point sur ses attentes

Reculer pour mieux sauter, pourquoi pas, mais dans quel but ? Le mieux est de savoir quelle voie emprunter pour combler ses attentes professionnelles et ne pas s’engager dans un emploi où votre situation sera similaire à celle que vous aviez décidé de quitter par le passé. L’idéal est de mettre cartes sur table, cela n’en sera que plus bénéfique pour les deux parties.

3. Ne pas se reposer sur ses lauriers

Une confiance due à votre précédente expérience s’instaurera mutuellement entre vous et votre ancien et peut-être futur employeur.

Toutefois, l’un comme l’autre aurez sans doute évolué dans votre approche professionnelle. L’entreprise aura continué à tourner sans vous tandis que votre profil aura été influencé par vos autres expériences.

Ne vous abrogez pas des mises en situation ou tests inhérents à une embauche ou en tout cas ne les abordez pas avec une grande dilettante. Vous n’êtes plus un salarié de la boîte (pour l’instant), c’est donc vous qui avez tout à prouver. Qui sait, peut-être vos initiatives et votre bonne volonté vous ouvriront les portes que vous aviez tant voulu pousser.

En tout état de cause, il s’agit d’un pari risqué mais qui peut s’avérer payant s’il est bien négocié et motivé par les bonnes raisons. 

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