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Fin du secret bancaire : les syndicats inquiets pour les emplois

Selon l'Aleba, l'OGB-L et le LCGB, une modification de la législation actuelle sur le secret bancaire aurait des conséquences sur l'emploi dans le secteur financier au Luxembourg. Ils ont fait part de leur inquiétude dans un communiqué commun.

Quelles seront les répercussions d'une réforme du secret bancaire sur l'emploi au Luxembourg ? Une question légitime que les principaux syndicats luxembourgeois ont directement posée le 6 mars dernier au ministre des finances, Pierre Gramegna.

Dans un communiqué commun, les syndicats reviennent sur cette entrevue. À la source des inquiétudes : le projet de loi 7024 ; entre autres ajustements législatifs, le texte prévoit en effet une révision de l'article 41 sur le secret bancaire, repris dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.

L'article 41 n'est “plus tenable”

Lors de l'entrevue, Pierre Gramegna, avait exposé les motifs d'une telle modification, explique le communiqué : à savoir la nécessité d'assouplir ce secret professionnel, afin de garantir la viabilité de la place financière, à moyen et long termes.

Un article 41, qui dans sa forme actuelle ne serait donc plus tenable (...)”, selon les dires du ministre, tels que rapportés par les syndicats, “car en contradiction avec la logique de transparence et la volonté affichée par le gouvernement de lutter contre le blanchiment, tout en conservant la compétitivité de la Place financière luxembourgeoise”.

Pour le gouvernement, cet amendement permettrait à la fois aux banques de maintenir leur compétitivité, de faire venir de nouveaux prestataires de services du monde financier et d'attirer de nouveaux emplois.

De leur côté les syndicats ont fait part de leurs doutes sur une telle issue positive. A leur yeux un assouplissement du secret bancaire aurait plutôt comme conséquences une externalisation des services et donc des pertes d’emplois.

Selon eux en outre, “les nouveaux profils des emplois attendus ne correspondront pas forcément au caractère et au volume des emplois perdus”. Ils craignent de même que “l’effet d’aubaine escompté par le gouvernement ne se traduira que par l’installation des maisons-mères au Luxembourg, sans pour autant que les entreprises ne ramènent leurs quartiers logistiques avec eux”.

Evaluer les répercussions sur les emplois

Selon le ministre des finances, des efforts combinés sont nécessaires pour assurer le futur de la place financière, via une offre de formations et de reconversions professionnelles adéquates.

Sur ce point, les syndicats regrettent à nouveau de ne pas être associés et plus largement impliqués dans ces changements qui remettent en cause l'emploi et les qualifications professionnelles des salariés du secteur financier. “Les répercussions sur les emplois doivent absolument être évaluées”, ont-ils réclamé.

Les deux parties se sont quittées en s'accordant sur la nécessité d'un état des lieux préalable des compétences existantes et à prévoir dans le futur.

 

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Portrait de stefbot

mais là j'aie l'impression de rêver, c'est maintenant que les syndicats réalisent les secret bancaire ne sera plus ?

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