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La « préférence indigène » au détriment des frontaliers

Autre pays concerné par un flux massif de travailleurs frontaliers, la Suisse vient de mettre en application une loi privilégiant ses chômeurs aux navetteurs lors d’une embauche.

Deux zones transfrontalières pour deux politiques aux antipodes. D’un côté, le Luxembourg qui ne tiendrait pas la cadence sans ses quelques 190.000 navetteurs quotidiens. De l’autre, la Suisse, et ses 320.000 frontaliers dont 175.000 Français selon RFI, qui prend des mesures contre « l’immigration de masse ».

Depuis le 1er juillet dernier, le pays a instauré une loi dite de « préférence indigène », privilégiant ainsi les autochtones aux travailleurs frontaliers allemands, italiens et français dans le cadre d’une embauche.

Cette « préférence indigène » concerne les secteurs d’activité affichant un taux de chômage supérieur à 8%, dans un Etat où règne le quasi plein-emploi (2,4 %). Dès 2020, le seuil de chômage à partir duquel la norme s’imposera, sera abaissé à 5 %.

Selon France24 et la Tribune de Genève, relayée par le Courrier international, les domaines du bâtiment, de l’horlogerie et de la restauration, où les emplois n’exigent que peu de formation, sont directement visés.

 

Accès privilégié aux offres d’emploi

Concrètement, les Suisses auront accès aux offres d’emploi publiées par l’Office régional de placement (ORP), l’équivalent de l’Adem au Luxembourg ou du Pôle emploi en France, cinq jours avant que celles-ci ne soient rendues entièrement publiques.

Evidemment, la mesure fait bondir les frontaliers et les élus du côté français de la frontière.  

Depuis 2013 déjà, le canton de Genève, principal pôle de frontaliers français, est tenu de placer ses propres chômeurs en priorité. Désormais, c’est une règle qui s’applique au niveau national.

En 2014, les locaux s’étaient aussi prononcés en faveur de l’instauration de quotas de travailleurs européens, se mettant l’Union européenne à dos. Quatre ans plus tard, après avoir d’abord fait machine arrière, la réforme, eurocompatible a priori, est bel et bien efficiente.

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Portrait de roudeleiw

Voila ce qu'il arrive quand on attribue tous les maux du monde aux étrangers. Hier, les immigrés, aujourd'hui les frontaliers, demain le village d'à côté, et après demain le voisin. La xénophobie ne fait qu'exacerber la haine de l'autre et l'égoisme.

Portrait de doudou9
doudou9 le

Le problème ne vient pas des étrangers mais plutôt du flux trop important des immigrants.

Comment on peut faire pour assimilier tout ce monde dans une société gangrénée par le chômage de masse ?

Ouvrez les yeux et regardez le changement dans nos rues depuis 2 ans...

Nous arrivons à une situation explosive même avec les réseaux sociaux qui permettent le défoulement des gens. Il suffit de pas grand chose.

Mais tout ceci est programmé par nos élites européennes qui veulent arriver au conflit.

Portrait de daroou57

Ben non, justement. Les élites européennes ne veulent pas de conflit mais bien le contraire pour continuer à être bien tranquille du haut de leur tour d'ivoire.

Portrait de Francais du Lux

L'immigration choisie est une bonne chose, l'immigration subie non!

C'est d'ailleurs cette immigration choisie qui a fait la fortune du Grand Duché... ne nous plaingnons pas et ne laissons pas rentrer "les sans dent" dont nous n'avons pas besoin... c'est difficile, mais c'est comme ça! 

français du lux

Portrait de pabcbc
pabcbc le

c est un peu le probleme quand des journaleux ecrivent des articles sans contexte. En 2014 un referendum populiste en Suisse a exige par une marge de 0.33% la retablissement des contingents d'immigration avec  l'Europe. Cela etant en contradiction avec les regles bilaterales EU/Suisse, la Suisse s'est debattue pendant des annees pour appliquer la mesure constitutionnelle de la maniere la plus legere possible. D'ou la mesure aujourd'hui commentee.

 

Donc : pas de quoi faire la guerre verbale a la Suisse, qui donne de l'emploi a bcp de Francais frontaliers et aussi par ses importations de pays riche.

 

Utilisateur

 

Portrait de Alice2016

Mais il me semble tout à fait logique qu'un pays donne la préférence à ses ressortissants !

Alice2016

Portrait de robertd74

Tout a fait d'accord avec "pabcbc" et "Alice", mais il faut savoir que cet article n'est pas l'article d'un journaliste mais du président du Groupement Transfrontalier Européen basé à Annemasse smiley. Si la Suisse a besoin des frontaliers notamment français, les milliers de frontaliers qui franchissent chaque jour la frontière pour travailler en Suisse ont vraiment besoin de la Suisse. Lorsque l'on compare les salaires suisses aux salaire français il n'y a pas photo ! La Savoie, la Hautes Savoie et l'Ain notamment se porteraient nettement moins bien sans les salaires des frontaliers. Même remarque pour les entreprises françaises qui profitent également et largement de cela. L'on peut également constater que les frontaliers français oublient qu'ils ne travaillent pas en France et souvent veulent imposer leurs procédures, règles et habitudes dans les entreprises qui les ont engagés. C'est parfois difficilement supportables/acceptables pour les résidents suisses. L'on ne doit pas s'étonner alors de certaines réactions. Les Français demandent aux étrangers de s'intégrer. Est-ce toujours le cas pour les Français à l'étranger e.a. les frontaliers ? C'est aussi vrai pour Luxembourg, on constate les mêmes réactions. Ne fusse que pour l'apprentissage de la langue luxembourgeoise.

.

ll n'y a pas que dans le monde de la finance. Même dans des secteurs comme le secteur médical ce n'est pas mieux. R74

Portrait de Francais du Lux

La Suisse et le Luxembourg ne seraient rien sans leurs étrangers, "amployeurs employés" en tirent profit... point barre! 

A moins que plus de la moitié des employés soient français... et encore! les français s'intègerent bon gré mal gré aux coutumes à la valeur du travail au Grand Duché... 

 Ce sont des ràleurs, mais aussi des travailleurs...

Français du lux, 45 ans à Luxembourg ville, mes 2 enfants parlent "ma fille 4 langues, mon fils 5"  vu que 90% des résidents parlent "français ou anglais" je n'ai jamais eu besoin de parler luxembourgeois à mon travail!

 Moi, 2 langues "francais of course et anglais bien sûr"... et très heureux de vivre au paradis Grand Ducal.

 

français du lux

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