Plus ou moins 7 % des salariés du Grand-Duché sont des télétravailleurs. Exercer son activité hors du cadre professionnel s’avère être une pratiqué vouée à se développer dans les années futures. D’après le dernier sondage effectué par lesfrontaliers.lu, elle semble même être plébiscitée par les actifs frontaliers.

Pour des motifs écologiques, de mobilité et d’adaptation aux nouvelles opportunités offertes par le progrès, la coalition fraîchement investie au Grand-Duché souhaite promouvoir, d’après le texte de l’accord, le télétravail.

« Des conditions de travail modernes et flexibles, et en ce sens le télétravail, seront promus afin de pouvoir concilier encore davantage vie familiale et vie professionnelle », mentionne le texte.

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Il ajoute « qu’à l’image des discussions en cours avec la Belgique, les négociations seront entamées avec la France et l’Allemagne pour trouver un traitement fiscal adéquat, qui favorise le télétravail des frontaliers. »

Pour rappel, la législation actuelle n’est pas uniforme selon que le frontalier soit résident allemand, belge ou français. Les navetteurs français sont en effet soumis à la règle des 29 jours contre 24 en Belgique et 19 en Allemagne.

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S’attaquer au droit à la déconnexion

L’implantation d’espaces de co-working aux frontières sera également soutenue.

En outre, le gouvernement compte s’attaquer au droit à la déconnexion. Celui-ci est de plus en plus revendiqué, dans un environnement où la barrière entre les sphères professionnelle et privée s’érode sous l’impulsion de l’évolution technologique.

 

« Le principe de la déconnexion sera établi. Il sera mis en œuvre par les conventions collectives ou les accords interprofessionnels. Ces accords tiendront compte des spécificités du secteur ou de l’entreprise. »

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