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Emploi

Les cas de burn-out ont crû de 37 % en 2018 au Luxembourg

239 cas de burn-out ont été officiellement pris en charge l'année passée par les service de santé des secteurs tertiaire et financier Luxembourg. Une hausse conséquente par rapport à 2017. Les ministères du Travail et de la Santé songent à « une stratégie nationale » dans les années futures.

Publié par Romain S. le 11/07/2019 | 2.205 vues
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L'Organisation mondiale de la santé ne reconnaît toujours pas le burn-out comme une maladie professionnelle.

Il est souvent qualifié de mal du siècle. Le burn-out est aujourd’hui reconnu comme syndrome lié au travail par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sans pourtant figurer au tableau des maladies professionnelles.

Le phénomène sévit un peu partout et le Luxembourg n’y échappe pas. Le député Mars Di Bartolomeo a, via une question parlementaire, soulevé la problématique, en souhaitant connaître l’état des lieux au pays. Ce, après que l’OMS s’est réunie en mai, à Genève pour justement se pencher sur le sujet.

A noter que trois dimensions déterminent l’épuisement professionnel : le sentiment de manque d’énergie, le retrait vis-à-vis du travail ainsi que le négativisme ou le cynisme qui y sont liés, et la perte d’efficacité professionnelle.

Lire : Le burn-out guette aussi les frontaliers

Associations et initiatives se développent

Dans une réponse commune, les ministres respectifs de la Santé et du Travail, de l’Emploi et de l’Economie sociale et solidaire, Etienne Schneider et Dan Kersch, ont voulu rappeler qu’une offre psychologique était mise à disposition par la plupart des services de santé au travail des secteurs privé et public.

Ils ont, en outre, constaté que 239 cas de burn-out ont été pris en charge en 2018 par les services de santé au travail des secteurs tertiaire et financier. Soit une augmentation de 37 % par rapport à 2017.

Deux associations existent, pour l’heure, au Grand-Duché : « Stress asbl » et « Mobbing asbl », cofinancées par les ministères.

Deux initiatives ont également émergé pour :

  • L’Association pour la santé au travail des secteurs tertiaire et financier (ASTF) qui propose des consultations en psychoéduation, conseil psychologique et coaching, à charge du patient et/ou, éventuellement, de l’employeur ;
  • La « GesondheetsZentrum ». Celle-ci prévoit une prise en charge ambulatoire avec des consultations réparties sur trois mois. Une partie des consultations est notamment prise en charge par la Caisse nationale de santé, l’autre par la Caisse médico-complémentaire mutualiste, l’employeur et l’employé.

Lire : Les télétravailleurs plus sujets au burn-out

Prise en charge par l’assurance maladie

En l’état actuel, le Code du travail luxembourgeois ne reconnaît pas les risques psycho-sociaux, dont fait partie le burn-out, comme « postes à risque ».

De l’aveu même des ministres, beaucoup d’employeurs sont même réticents à le faire, bien qu’un changement de mentalité soit observé chez ceux ayant pris conscience du problème.

Dans le cadre d’une future réforme du Code du travail, il sera question de « réfléchir sur l’opportunité d’établir un plan (stratégie nationale) en matière des risques psycho-sociaux : ceci en collaboration avec les syndicats et le patronat », ajoute les élus.

Un volet prévention consacré au burn-out devrait, en outre, intégrer la politique de santé dans les années à venir.

Actuellement, l’assurance maladie peut prendre en charge certaines prestations médicales notamment le paiement d’indemnités pécuniaires en cas d’incapacité de travail, les traitements sur ordonnance (consultations et psychothérapies dispensées par des psychiatres), de relaxation et médicamenteux (dans des hôpitaux étrangers inclus).

Lire : Les dessous de la violence au travail

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ravenit
4 messages
Il y'a 2 mois

Plus de managers pour mettre la pression sur les vrais travailleurs, et voila le resultat. Si on ajoute le choix des actionnaires de vouloir toujours plus de profit, cela ne risque pas de s'arranger.