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Emploi

L’OGBL s’indigne que Bausch “piétine” le congé collectif

Alors que les élections sociales approchent, le syndicat OGBL s'est indigné dans un communiqué, des attaques du ministre des Travaux Publics, François Bausch, à l'encontre du congé collectif.

Publié par Romain S. le 15/02/2019 | 1.173 vues

Les délais imposés par l'Etat pour la réalisation des travaux sont également critiqués par le syndicat.

Le ministre de la Mobilité et des Travaux Publics, François Bausch, n’est visiblement pas un adepte des congés collectifs. Et ce positionnement est loin d’être du goût de l’OGBL, syndicat majoritaire dans le secteur de la construction.

Dans un communiqué pugnace, intitulé « Arrêtons le matraquage des salariés du bâtiment », il s’indigne « des nouvelles attaques du ministre », notamment prononcées « lors de la Fête des entrepreneurs ainsi que lors de diverses prises de position publique. »

Le congé collectif, appliqué dans le secteur du bâtiment et de l’artisanat du bâtiment, résulte de conventions collectives de travail (CCT), elles-mêmes fruits de négociations entre partenaires sociaux relevant de l’autorité tarifaire.

Lire : Les congés collectifs en 2019

Chaque salarié assujetti à ces dispositions se voit garantir 15 jours ouvrables de congé pendant la période d’été ainsi que 10 en hiver.

« Pression énorme » sur les salariés

Ainsi l’OGBL « ne peut pas accepter qu’un ministre piétine de la sorte les droits des salariés qui ont été négociés en toute autonomie tarifaire » et rappelle que ces négociations « ne concernent en aucun cas le monde politique. »

C’est pourquoi, le syndicat juge « inacceptable que certains politiques, sensés veiller en principe au bien-être de la population, prennent des positions aussi hostiles à l’égard de la qualité de vie et de la sécurité au travail des salariés. »

Le syndicat glisse également une petite pique à l’Etat concernant les délais que ce dernier impose aux entreprises.

Blâmant les « pénalités pouvant s ‘élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros par jour » en cas de non-respect de ces délais et « la pression énorme » qui pèse sur les salariés, il réclame des « délais raisonnables […], garantissant des conditions de travail acceptables pour les salariés du bâtiment. »

« La rapidité d’exécution des chantiers ne pas primer sur la santé et la sécurité des salariés », conclut le syndicat.

Lire : Maurice, technicien-chauffagiste : « La motivation ? Inutile de le cacher »

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