Négociation : un jour de télétravail par semaine pour les frontaliers
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Emploi

Négociation : un jour de télétravail par semaine pour les frontaliers

Lors de la réunion du parti démocratique - DP - luxembourgeois, le thème du télétravail pour les salariés a été le sujet de tension. Les accords ? La fiscalité ? Il fait toujours débat. 

Publié par Chrystelle Thevenot le 17/06/2020 | 13.337 vues

Le télétravail, c’est bon pour le moral des frontaliers… Mais un véritable casse-tête pour le gouvernement luxembourgeois. La crise sanitaire a poussé les pays frontaliers à revoir les accords signés avec le Luxembourg pour les jours de télétravail.

Télétravail pour les frontaliers : un coût à payer

En effet, les enjeux économiques de pratiquer le télétravail pour les salariés frontaliers est de taille.

Le premier concerne le dépassement des seuils retenus par les conventions fiscales bilatérales (29 jours pour la France, 24 jours pour la Belgique, 19 jours pour l’Allemagne), le salarié frontalier en télétravail devient imposable dans son pays de résidence.

Le second est la durée de travail qui ne peut pas dépasser 25 % du temps de travail sinon le salarié frontalier est désaffilié de la sécurité sociale luxembourgeoise, puis affilié à celle de son pays de résidence.

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Lors de la réunion du parti démocratique, lundi 15 juin, Corinne Cahen, ministre de la Famille et de l’Intégration et ministre à la Grande Région est revenue sur la pratique du télétravail durant le confinement : « Une partie du télétravail peut être positive et productive, a-t-elle confirmé, le télétravail est une partie de la solution », mais pas la solution unique. Parmi les propositions figure celle de négocier avec les pays voisins pour un jour de télétravail par semaine.

La présidente du parti a cité les bienfaits pour le climat, la baisse de tension sur les infrastructures et le gain en qualité de vie, tant pour les résidents que les frontaliers. Serait-elle prête à accorder plus de jours de télétravail aux salariés ? Ce n’est pas encore à l’ordre du jour mais l’idée fait son chemin.

« Sans les frontaliers, notre société ne fonctionnerait pas »  a précisé Corinne Cahen, à nos confrères de RTL 5 minutes, qui a fait le premier pas, mais pas forcément le plus dur, en direction du télétravail pour les frontaliers. Il lui faudra maintenant entraîner tout le gouvernement pour renégocier avec l’Allemagne, la Belgique et la France.

Instaurer “un droit au travail”

Pour les jeunes du parti démocratique luxembourgeois, il est essentiel que tous les travailleurs reçoivent un droit au télétravail. « L’employeur ne devrait être autorisé à rejeter la demande que dans des conditions très précises », a noté le président Michael Agostini.

Leur projet est d’obtenir des subventions spéciales pour les entreprises qui veulent investir dans le télétravail. Ils vont mener une campagne de promotion dans ce sens.

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