Télétravail : tous les frontaliers allemands ne sont pas logés à la même enseigne
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Emploi

Télétravail : tous les frontaliers allemands ne sont pas logés à la même enseigne

La convention récemment signée concernant la prolongation du télétravail pour les frontaliers allemands est "incomprehénsible". L'OGBL demande au gouvernement luxembourgeois de revoir sa copie "sans tarder". 

Publié par Chrystelle Thevenot le 19/10/2020 | 1.669 vues

Le ministère des Finances luxembourgeois vient d’annoncer la prolongation de l’accord avec l’Allemagne suspendant le seuil de 19 jours de travail hors du territoire luxembourgeois prévu dans la convention fiscale entre les deux pays et ce, jusqu’au 31 décembre 2020.

Malgré cette annonce, qui tombe sous le bon sens dans le contexte actuel d’une deuxième vague de Covid-19, l’OGBL met en garde les frontaliers allemands.

« Cet accord exclut les travailleurs frontaliers allemands dont le contrat de travail prévoit le télétravail. Autrement dit, ces salariés frontaliers allemands seront imposés par l’Allemagne s’ils dépassent le seuil de 19 jours de télétravail pendant l’année 2020 » explique Jacques Delacollette, en charge de ce dossier à l’OGBL.

« Pourquoi une telle différence de traitement ?, s’insurge le représentant de l’OGBL, les travailleurs frontaliers allemands qui pratiquaient déjà du télétravail avant le 11 mars sont-ils «vaccinés» contre le Covid-19 ? Sont-ils immunisés contre ce virus et doivent-ils venir travailler dans leur entreprise contrairement à d’autres collègues de travail ?»

L’OGBL a envoyé un courrier au ministre des Finances afin qu’il revoit cet accord pour que tous les salariés frontaliers allemands, sans exception, bénéficient de la suspension du seuil de 19 jours à partir du 11 mars et ce, jusqu’à la fin de la pandémie.

Les frontaliers belges et français concernés

L’OGBL demande également au ministre des Finances, Pierre Gramegna, de mettre tout en œuvre pour que tous les salariés frontaliers, tant Allemands que Belges ou Français, se voient autoriser « à prester 25% du temps de travail depuis leur domicile, ceci dans un souci d’équité fiscale entre les salariés dans les entreprises luxembourgeoises et en respect avec le règlement européen 883/2004 qui coordonne la sécurité sociale » conclut Jacques Delacolette.

Lire La convention encadrant le télétravail au Luxembourg sera revue et corrigée

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