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La France refuse d’augmenter les indemnisations de congé parental

Alors que l’Europe discute d’une harmonisation du congé parental européen, le président, Emmanuel Macron, juge la proposition possiblement « insoutenable » à terme. L’Allemagne, entre autres, se range derrière le chef de l’Etat français.

A la fin du mois dernier, lesfrontaliers.lu dressait un petit panorama des législations à l’œuvre en Europe concernant le congé parental. Depuis le printemps 2017, les députés européens s’affairent à la refonte harmonisée de ce système, on ne peut plus hétérogène à travers les membres de l’Union.

Bientôt un congé de paternité obligatoire, homogène et rémunéré à 100 % en Europe ? 

Par exemple, le Luxembourg a réformé son droit depuis le 1er janvier 2018 en accordant dix jours de repos aux nouveaux pères contre deux auparavant. En Norvège, le paternel est indemnisé à 100 % durant son congé de quatorze semaines.

Quatre mois pour chaque parent

Le projet de la Commission est d’arriver à l’élaboration d’une loi effective et coordonnée en Europe. La directive « équilibre entre vie professionnelle et vie privée » va dans ce sens : elle suggère de faire bénéficier chacun des parents de quatre mois de congés rémunérés à hauteur des indemnités maladie pratiquées dans chaque pays, non transférables de l’un à l’autre, pouvant être dispersés ou à temps partiel, jusqu’aux douze ans de l’enfant.

L’objectif réside dans la volonté de rééquilibrer quelque peu le partage des « tâches » entre les hommes et les femmes au foyer. Pour l’heure, ce sont surtout les femmes qui l’assument, avec toutes les répercussions sur leurs carrières professionnelles.

Plafonné à plus ou moins 400 euros par mois en France (tandis que le congé maladie avoisine les 950 euros), le congé parental n’est pris que par 4 % des papas du pays.

Ainsi, la France comme de nombreux autres pays (c’est le cas de l’Espagne, de l’Italie ou de l’Allemagne, où aucune disposition n’est prévue pour le congé paternité) freinent des deux pieds, arguant de la cherté de la mesure.

La ministre du Travail, Muriel Penicaud, abonde dans le sens du président : « Ce n’est pas à Bruxelles que l’on doit décider dans le détail comment il [le congé parental] doit fonctionner pays par pays. » Si pas à Bruxelles, où donc doit-on discuter d’une harmonisation européenne ?

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