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Fiscalité

Les familles monoparentales sont-elles trop imposées ?

Une pétition déposée mardi à la Chambre des députés milite pour un reclassement automatique des familles monoparentales en classe 2.

Publié par Romain S. le 09/07/2019 | 1.143 vues

Au Luxembourg, les familles monoparentales représentent 11 % des ménages.

Au Grand-Duché, les familles monoparentales représentent près de 11 % des ménages. 45 % de ces familles vivent sous le seuil de pauvreté, soit l’un des taux les plus élevé d’Europe. Une grande majorité des personnes à la tête de ces foyers sont, en outre, des femmes.

Or, ces familles monoparentales entrent dans le champ de la classe d’imposition 1A, moins avantageuse que la classe 2 qui comprend les couples mariés et pacsés.

C’est pour endiguer ce phénomène que M. Jean Heuschling a déposé une pétition sur le site de la Chambre des députés réclamant « l’octroi immédiat de la classe 2 aux familles monoparentales » avec effet rétroactif au 1er janvier 2018.

Pour ce membre de l’association Collectif Monoparental, ce sont surtout les enfants qui pâtissent de la loi en vigueur. « Ces enfants sont désavantagés non seulement du fait qu’il leur manque un parent au foyer, mais également parce que le seul parent qui les élève paie, à lui seul, plus d’impôts que les couples mariés ou pacsés, même sans enfant à revenu égal. »

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« La réforme de 2017 a aggravé les disparités »

En plus de cette révision, le pétitionnaire milite, entre autres, pour que les ménages concernés conservent le bénéfice du crédit d’impôt monoparental (CIM) et que celui-ci soit quadruplé sans condition de revenu et de pension alimentaire.

D’autant que selon lui, seuls 30 % des ménages en question bénéficient d’un crédit d’impôt monoparental et qu’un seul crédit d’impôt salarié n’est octroyé contre deux pour un couple en classe 2.

La réforme fiscale de 2017 « a maintenu et aggravé les disparités de traitement existantes selon la situation maritale, au détriment principalement des familles monoparentales, échouant une nouvelle fois à leur reconnaître la qualité de famille », écrit encore l’auteur.

Le texte est ouvert aux signatures jusqu’aux 20 août prochain. Pour rappel, une pétition n’est débattue à la Chambre que lorsqu’elle recueille au moins 4.500 paraphes. Pour l’heure, elle en compte 65.

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