Quel avenir pour le secteur financier au Luxembourg ?
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Fiscalité

Quel avenir pour le secteur financier au Luxembourg ?

Le CES a publié un avis sur les perspectives du secteur financier au Luxembourg. Il fait le point sur la situation actuelle de la branche, puis présente des perspectives de développement pour le futur.

Publié par CaptainListe le 14/07/2014

Le CES, Conseil économique et social, a publié un avis, sur les perspectives économiques du secteur financier au Grand-Duché, dans lequel il analyse la situation actuelle, développe des perspectives d’évolutions et en tire des conclusions.
Voir Perspectives économiques sectorielles à moyen et long terme dans une optique de durabilité.

La finance : un secteur économique dominant

Avec actuellement 149 banques, 3881 fonds d’investissement, 92 compagnies d’assurances et 310 professionnels (PSF), le secteur financier est incontestablement le secteur économique dominant au Grand-Duché.
D’ailleurs, daprès les études de Deloitte, la place financière contribue pour environ un tiers au PIB et aux recettes fiscales de l’Etat et représente 17% de l’emploi (soit 65.000 emplois, avec 23% de salariés luxembourgeois et 77% de résidents étrangers et frontaliers français, belges et allemands).

Le CES relève que le Luxembourg est actuellement en deuxième position (derrière la Grande-Bretagne et devant la Suisse) des plus grands exportateurs de services financiers du monde et sa place financière est le deuxième centre mondial de fonds d’investissement après les Etats-Unis, ainsi que le premier centre de banque privés de la Zone Euro.

Les grandes tendances qui vont marquer la place financière luxembourgeoise

Pour le CES, la règlementation va marquer le sort de la place financière du Luxembourg à moyen terme : “Suite à la tendance actuelle vers une harmonisation réglementaire accrue et vers une re-nationalisation du secteur financier, les filiales luxembourgeoises continueront à perdre de l’influence vis-à-vis de leurs maisons mères” prévoit le CES. “Il sera de plus en plus difficile pour les acteurs du secteur financier de se positionner au sein de leurs groupes. Les attaques incessantes contre la réputation de la place financière rendront cette tâche encore plus ardue”.

Autre contrainte : l’Union Bancaire. Pour le CES, la marge de manœuvre du Luxembourg et sa souveraineté seront réduit par l’Union Bancaire qui elle impliquera une harmonisation intégrale de la réglementation bancaire. Cela dit, elle renforcera aussi la stabilité financière de l’Europe et donc de la place financière luxembourgeoise.

Encore des plans sociaux pour les mois à venir

Le CES constate que deux situations caractérisent l’emploi actuellement. La première est que l’emploi total augmente moins rapidement dans le secteur financier. La seconde, que la réduction d’activité de certains acteurs amène des restructurations avec leur lot de plans sociaux. Pour le Conseil, la Place va encore subir de nombreux plans sociaux dans les mois, voire dans les années à venir et les entreprises du secteur craignent que la tendance générale de rétrécissement des marges et d’augmentation des coûts ne perdure.

Quelles sont les pistes à suivre ?

Le Conseil économique et social donne plusieurs pistes à suivre, aussi bien pour les établissements bancaires que pour le Gouvernement. Il faudra entre autre, promouvoir la place financière, faire en sorte que la banque privée et les secteurs de l’assurance-vie consolident leur expertise dans le domaine de l’ingénierie financière et de la structure du patrimoine, il faudra s’adapter davantage à une clientèle sophistiquée et bien informée, former une main d’oeuvre hautement qualifiée pour pouvoir se positionner sur des segments porteurs de croissance et assurer le développement de nouvelles activités ou encore promouvoir une culture de l’innovation et mettre en place un cadre propice aux rencontres et à la création de projets communs.

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