Toucher à l’index nuirait aux pensions et aux bas salaires
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Fiscalité

Toucher à l’index nuirait aux pensions et aux bas salaires

Dans sa dernière Econews, la Chambre des Salariés de Luxembourg explique comment un plafonnement de l'index nuirait aux bas salaires mais aussi aux pensions et dans quelles mesures elle profiterait plus aux finances publiques.

Publié par CaptainListe le 05/12/2011 | Mis à jour le 02/12/2012 | 2.110 vues

Plafonner l’index. Voilà ce que réclament certains acteurs de la vie politique luxembourgeoise, qui présentent même cette proposition comme étant une mesure “sociale”. Or, dans son dernier Econews, la Chambre des salariés (CSL)  fait remarquer qu’une telle modulation n’a rien de social …

Un plafonnement de l’index freinerait les augmentations du salaire minimum et des pensions

En effet, la CSL explique que si la progression des salaires moyens est limitée par le plafonnement de l’indexation des salaires, et bien cela se répercutera défavorablement sur les bas salaires et les pensions, ces derniers étant revalorisés en fonction de l’évolution des salaires.

Elle donne ainsi un exemple qui montre qu’après deux tranches indiciaires sans plafonnement, la progression du salaire moyen nominal serait de 5,1%, alors que dans l’hypothèse d’un plafonnement à deux fois le salaire social minimum (SSM), la progression ne serait plus que de 4,3%.
Mais il faut surtout noter, que cette moindre progression pénaliserait surtout les petits salaires et les pensions, puisqu’avec la mise en place d’un plafonnement, le salaire réel serait en baisse de 0,7% par rapport au niveau de vie général …

Réduction des écarts entre les salaires nets

D’autre part, la CSL explique que l’index réduit les écarts entre les salaires nets, puisque si l’augmentation brute est la même pour tous en pourcentage, ce n’est pas la même chose après impôts.

En effet, les hauts salaires doivent payer un impôt au taux marginal de 39%, alors que les bas salaires n’y sont pas soumis.
Ainsi, avec l’index, le salarié avec un bas salaire verra son pouvoir d’achat maintenu avec une augmentation de son revenu net de 2,5%, alors que le salarié avec un haut revenu, soumis à la fiscalité progressive, n’aura une augmentation nette que de 1,5%. Ainsi, pour la CSL, si la fiscalité joue son rôle, alors l’index n’accroît pas les écarts de revenus.

Ceux qui bénéficient de l’index ? Ce sont les finances publiques !

Toujours dans son Econews, la CSL démontre ainsi que la différence entre les salaires élevés et les plus bas salaires représente une recette supplémentaire pour les finances publiques. Recette qui pourrait être utilisée pour mener une politique sociale en faveur des ménages les moins aisés.

La Chambre conclut alors que les seuls bénéficiaires d’un plafonnement de l’indexation sont les entreprises qui payent des salaires qui vont au-delà du plafond potentiel, notamment les banques. L’index “social” serait donc un leurre qui cherche a désolidariser es salariés les uns des autres.

Source : CSL

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