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Mobilité

En France, près de 2.000 radars fixes ont été vandalisés

Le ministre de l’Intérieur a pour la première fois lié mouvement des gilets jaunes et dégradation des radars fixes. Près de 60 % de ces deniers ont été endommagés d’après le gouvernement.

Publié par Romain S. le 11/01/2019 | 289 vues

Le super-radar installé route d'Arlon à Thionville a déjà été mis hors service à plusieurs reprises. @sam57

Quand le Grand-Duché en compte 25, la France en dénombre 3.200, dont 2.500 pour les contrôles de vitesse. Les radars fixes ont fleuri sur les routes hexagonales depuis l’implantation du tout premier en 2003.

C’était sans compter sur le ras-de-marée des « gilets jaunes » qui en a emporté une majorité sur son passage : 60 % selon les dires du ministre de l’Intérieur du pays, Christophe Castaner, soit près de 2.000.

Lire : Un premier radar-tronçon au Luxembourg

Recouverts de tags, de gilets jaunes, vandalisés ou tout bonnement détruits, leur dégradation a fait bondir le chiffre des excès de vitesse de 20 % au mois de décembre dernier, les automobilistes ne levant plus le pied devant un appareil qu’ils savent hors service.

De fait, les radars en question continuent de relever les excès de vitesse, qui sont envoyés au centre de traitement. Néanmoins, le problème est que les photos ne sont plus utilisables pour identifier les contrevenants. Le remplacement des boîtiers se chiffrent entre 30.000 et 70.000 euros selon le type d’enfin.

« Imbéciles, inconscients, inconséquents »

C’est la première fois depuis le début de la grogne sociale le 17 novembre dernier, que Christophe Castaner établit un lien entre les dégradations et les manifestants. « Celles et ceux qui se revendiquent de ce mouvement-là » en sont les responsables, a-t-il déclaré jeudi, qualifiant ces derniers « d’imbéciles, d’inconscients, d’inconséquents. »

Le gouvernement et les associations craignent dès lors une recrudescence des accidents routiers alors que le bilan de mortalité routière pour l’année 2018 est annoncé positif : 3.176 morts sont à déplorer sur les onze premiers mois. Le bilan final devrait approcher le plus-bas historique de 2013 quand 3.427 avaient perdu la vie sur les routes.

A noter que l’endommagement d’un radar peut être sanctionné d’une amende de 30.000 euros et de deux ans d’emprisonnement. Sa destruction peut elle entraîner une peine de prison de cinq ans, couplée à une amende de 75.000 euros.

Lire : Où trouve-t-on le plus de radars fixes ? 

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