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Mobilité

Luxembourg : “quasi-saturation permanente” des autoroutes aux heures de pointe

Avec un trafic qui a quadruplé sur les autoroutes luxembourgeoises en 30 ans, la capacité des autoroutes et des routes nationales aux heures de pointe atteint sa capacité maximale.

Publié par CaptainListe le 25/08/2015 | 9.386 vues

Dans le cadre d’une question parlementaire, la députée Claudia Dall’Agnol a interrogé le Ministre du Développement Durable et des Infrastructures, François Bausch, au sujet des embouteillages au Luxembourg et de la manière de prévenir les usagers de la route en cas de perturbation.

Elle regrette notamment que les automobilistes ne soient informés d’un ralentissement via les panneaux à messages variables qu’une fois qu’ils sont dans le bouchon et s’interroge sur les moyens de fluidifier le trafic.

Le trafic a quadruplé depuis 1985

Dans sa réponse, le Ministre explique que depuis la mise en place des compteurs sur l’autoroute (1985), le trafic sur les autoroutes du Luxembourg a quadruplé pour arriver à une quasi-saturation vers 2010.

Les autoroutes sont arrivées aux limites de leurs capacités et le trafic sur les routes nationales a non seulement augmenté, mais s’est de nouveau décalé vers le réseau secondaire, explique le Ministre dans sa réponse. En conséquence, la gestion du trafic sur les autoroutes doit également prendre en compte la saturation du réseau secondaire“.

Un réseau secondaire qui n’est pas adapté

François Bausch précise ainsi que sauf en cas de fermeture de l’autoroute (accident ou gros chantier), des déviations via le réseau secondaire ne sont jamais indiquées. Ces axes sont “inadaptés pour ce genre de trafic” note-t-il et il faudrait pouvoir disposer en temps réel des informations sur la situation du trafic sur une centaine d’axes et pouvoir être en mesure de gérer les centaines de feux tricolores pour canaliser le volume de trafic sortant de l’autoroute.

A l’exception du carré Croix de Bettembourg – A3 – Croix de Gasperich – A6 – Croix de Cessange – A4 – Jonction Esch – A13 – Croix de Bettembourg, le réseau routier luxembourgeois ne dispose pas vraiment de routes alternatives pour évacuer le trafic“. Soit, le réseau secondaire est complètement implanté dans des zones urbaines, soit la topographie ne permet pas la circulation de poids lourds.

Le CITA gère avec les moyens à sa disposition

Si le Ministre avoue que ses services ne disposent pas de statistiques concernant les ralentissements/bouchons sur le réseau autoroutier, il relève qu’en semaine de 6h à 10h en direction de la capitale et de 16h à 19h en direction des frontières, ainsi que pendant les départs et rentrées des vacances en fin de semaine (en résumé 23 fins de semaines sur 52 par années), le réseau autoroutier atteint une “quasi-saturation permanente, ceci surtout sur les autoroutes A3 et A6“.

Pourtant, “le CITA, en tant que gestionnaire d’un réseau surchargé, ne disposant pas d’alternatives de déviation, gère avec les moyens à sa disposition les multiples incidents et interventions“. De plus, réduire le problème aux panneaux dynamique serait “faire abstraction de l’ensemble du contexte du trafic autoroutier luxembourgeois“.

 

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Commentaires Réagir à cet article

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Actarus_77
1189 messages
Il y'a 3 années

Si la traffic a quadruplé en 30 ans, les problèmes de circulation sont liés au fait que les infrastructures sont loin d'avoir suivi le meme devellopement durant la période, une autoroute à 3 voie de Luxembourg à Nancy devrait être en place depuis plus de 10 ans par exemple ! Et le frein majeur n'est pas tant que financier que politique, de commission en comité et noyé dans un millefeuille administratif, plus personne n'est plus responsable de rien et la prise de decision disuadé au possible...

loupblanc
Thionville | France | 2211 messages
Il y'a 3 années

CQFD

SuperRoussy
887 messages
Il y'a 3 années

Quelle idée aussi de tout concentrer dans un endroit comme le Kirchberg! Le pire, c'est que cela continue de se développer mais l'infrastructure routière reste la même. Le carnage va recommencé d'ici qq semaines.

Il faudrait diluer les activités sur plusieurs grands pôles au sud dans la ligne tracée entre l'est et l'ouest, et pourquoi pas au nord afin d'en faire profiter aussi les "nordistes".

MikeLitorisse57
52 messages
Il y'a 3 années

Ouep... des branle.rs ces décideurs... Si le traffic a quadruplé en trente ans et que les routes sont saturées, peut-être faudrait-il revoir la politique d'attribution des voitures de leasing qui plaisent tant aux frontaliers à qui cela permet de frimer une fois de retour dans leur village... mais qui contient aussi les augmentations de salaire...

apaloosaaa
83 messages
Il y'a 3 années

Horaires mobile élargis, télétravail.... beaucoup de solutions existent et sont moins nuisantes et onéreuses que l'augmentation des capacités d'absorption des infrastructures.

 

Quant à l'histoire des voitures de leasing.... No comment.

 

falcon
511 messages
Il y'a 3 années

Sauf que :

- Horaires mobiles: certains employeurs, malgré une absence de contrainte forte d'horaires de présence liée à une quelconque production ou horaires d'ouverture au public, sont toujours dans des régimes horaires fixes, qui plus est aux pires heures de la journée,

- Télétravail: difficilement applicable pour les frontaliers en conformité avec la législation du travail luxembourgeoise. Situation pire encore pour les résidents belges. 

 

apaloosaaa
83 messages
Il y'a 3 années

Oui, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de contraintes.

 

En effet, beaucoup d'employeurs sont encore dans une mentalité d'un autre temps..

Concernant télétravail, en effet, les cotisations et impôts sont payés dans le pays de résidence pour la part de travail réalisée au domicile. Mais personnellement, je serais tout à fait prêt pour ma part à y avoir recours si mon employeur m'en laissait l'opportunité.

 

MikeLitorisse57
52 messages
Il y'a 3 années

Question : le télétravail, c'est regarder la télé au travail ?