Télétravail : passer de 24 à 48 jours, est-ce envisageable pour les frontaliers belges ?
icon recherche
Mobilité

Télétravail : passer de 24 à 48 jours, est-ce envisageable pour les frontaliers belges ?

Le Premier ministre Xavier Bettel, a reçu le ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo, pour une visite de travail à Luxembourg. Au programme : le télétravail, la mobilité...

Publié par Chrystelle Thevenot le 18/06/2021 | 4.042 vues

(de g.à dr.) Elio Di Rupo, ministre-président de la Wallonie ; Xavier Bettel, Premier ministre, Luxembourg

Faire le point sur les relations bilatérales Luxembourg-Wallonie, tel était l’objet de la visite du ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo au Luxembourg, mercredi 16 juin 2021.

Télétravail : un jour par semaine

Parmi les dossiers en cours, les deux ministres ont souhaité abordé le télétravail : ” Je suis favorable au passage de 24 à 48 jours pour la limite imposée aux frontaliers belges chaque année“. Conséquence pour les salariés : cela représenterait environ un jour par semaine, une limite maximale imposée par l’OCDE. Elio Di Rupo a, tout de même, soulevé les problèmes “psychologiques et physiques” liés au 100% télétravail : “Ca ne sera pas possible. Les contacts sociaux sont importants“.

Un accord devrait être envisagé, le 7 juillet lors la réunion traditionnelle «Gaïchel» avec le gouvernement fédéral belge.

P+R de Viville-Arlon

Autre sujet, autre bataille. La mobilité. L’entretien a porté sur le projet de P+R de Viville-Arlon qui a été abandonné. Le ministre-président de la Wallonie souhaite remettre en route ce dossier “c’est un investissement qui a du sens“.

De son côté, Xavier Bettel, Premier ministre a évoqué le train Bruxelles-Luxembourg dont le trajet prend trois heures, soit une heure de plus qu’en voiture : “Les voyageurs qui veulent rejoindre les capitales européennes Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg préfèrent passer par Paris plutôt que par cet axe direct. Ce n’est pas acceptable“.

Le ministre-président de la Wallonie a insisté sur le fait que l’UE dans le cadre de ces liaisons intra-européennes “puisse mettre des moyens financiers sur la table, qui seront ensuite complétés par les différents gouvernements“.

Un bataillon belgo-luxembourgeois

François Bausch, ministre de la Défense, a annoncé l’intention de mettre en place un bataillon belgo-luxembourgeois de forces terrestres, un projet qui s’intègre dans la planification de défense de l’OTAN.

Il est prévu que François Bausch et Ludivine Dedonder, ministre de la Défense belge signent une lettre d’intention à cet effet le 7 juillet. L’endroit de stationnement de ce bataillon reste à définir.

Lire Covid-19 : où peut-on faire tomber le masque au Luxembourg et dans les pays frontaliers ?

Ailleurs sur le web