Trop de polluants dans les cheveux des petits Luxembourgeois
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Santé

Trop de polluants dans les cheveux des petits Luxembourgeois

Des chercheurs ont mis en avant une forte exposition des enfants du Grand-Duché à divers toxiques. Le Luxembourg pourrait, dès l’an prochain, soutenir une nouvelle étude à plus grande échelle, et même organiser un suivi sur plusieurs années d’un groupe de femmes enceintes et de jeunes.

Publié par Patrick Jacquemot le 04/11/2022 Mis à jour le 05/11/2022

Jusqu’à 88 traces de polluants repérées sur la tête d’un gamin du Luxembourg. L’été dernier, au terme d’une étude menée par le Luxembourg Institute of Health (LIH), l’information avait fait frémir.

D’autant que dans la chevelure des 217 enfants de moins de 14 passés au peigne fin, les chercheurs avaient même repéré des POPs (persistant organic pollutants), produits pourtant interdits en Europe depuis plus de 20 ans… Cela sans parler des pesticides présents sur nombre de têtes.

Bref rien de bien réjouissant, mais rien qui ne puisse non plus apporter de précision sur le caractère nocif pour la santé des bambins et des adolescents exposés à d’aussi peu recommandables composés dans leur quotidien.

En effet, l’étude se “contentait” de lister ces biomarqueurs mais sans faire de lien avec d’éventuels impacts sur la bonne forme des enfants. Aussi, pour la ministre de la Santé luxembourgeoise, il convient de prendre ces premiers résultats, comme « un point de départ intéressant ».

Plus de monde, plus longtemps

Car Paulette Lenert (LSAP) entend bien aller plus loin désormais. Et cela dès 2023. A cette date, Le Luxembourg « envisage une étude de biomonitoring sur 300 enfants ». Plus de jeunes donc mais surtout cette fois avec des tests réguliers jusqu’en 2025.

Ce serait donc une occasion de se pencher plus longuement sur les conséquences de cette exposition à certaines molécules « comme les bisphénols, les polluants organiques persistants ou les pesticides ».

Les facteurs aggravants

Un second pas pourrait être entrepris avec le lancement, en parallèle, de recherches auprès d’un large échantillon de mère/enfant. Et cela en se penchant sur des cas, allant de la femme enceinte à l’ado de 12 ans. Façon d’établir plus clairement l’impact du lieu d’habitat, de vie, niveau social et autres éléments sur l’exposition aux substances toxiques dans l’air ambiant.

Mais au-delà de la qualité de l’atmosphère, la ministre sait aussi que le “danger” peut venir aussi de l’alimentation. De l’utilité donc, par exemple, de proposer d’ores et déjà plus de menus bio dans les cantines du pays…

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