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Société

Il était une fois le billet de 500 euros…

Les billets de 500 euros, c’est terminé. Seuls les Allemands et les Autrichiens font de la résistance, dans la mesure où le paiement en cash, même pour de gros montants, est une pratique largement répandue.

Publié par Romain S. le 28/01/2019 | 918 vues

Compte tenu de son usage dans les pratiques illicites, il a été surnommé le "billet Ben Laden".

Parler des « billets violets » est devenu une antienne dans les chansons des rappeurs contemporains, vos adolescents en savent quelque chose. Il relève pourtant d’une situation peu commune que d’être en possession de billets de 500 euros.

Quoiqu’il en soit, dimanche 27 janvier 2019 restera comme le jour qui a sonné le glas de la plus grosse coupure en euros. Le billet de 500 euros, c’est terminé. 17 des 19 banques centrales européennes ont en effet appuyé sur le bouton « stop » de leur planche à billets de 500 euros.

Lire : De nouveaux billets de 100 et 200 euros en 2019

Ils garderont néanmoins leur valeur légale pendant une période illimitée. Celles et ceux qui en auraient quelques liasses cachées dans le fond d’une armoire auront la possibilité de les échanger dans les banques centrales nationales ou de les utiliser pour payer.

Les Allemands très attachés aux paiements en cash

Leur production se poursuivra encore jusqu’à la fin du mois d’avril en Autriche et du côté du voisin allemand. Les deux pays ont obtenu une « dérogation » en raison du fort mécontentement de leurs citoyens respectifs.

En Allemagne, régler une facture en liquide reste une pratique très courante, même lorsqu’il s’agit de gros montants. Il n’est ainsi pas rare qu’un Allemand règle la somme pour l’achat d’une voiture à l’aide de billets.

Outre cet attachement à la matière physique, les deux peuples sont également très sensibles au respect de leur vie privée. Le suivi automatique qu’entraîne un paiement via une carte bleue inspire beaucoup de méfiance.

21 % de la valeur cumulée de toutes les coupures

La décision, entérinée par l’Europe en 2016, est motivée par le « mauvais usage » lié au billet de 500 euros : celui-ci est en effet mêlé à de nombreuses pratiques illégales, facilitant la circulation d’argent sale, si bien qu’il est surnommé le « billet Ben Laden ».

Selon les données de la Banque européenne, 521.630.046 billets de 500 euros circulaient dans le monde au 1er janvier 2019. Valeur : 260.815.023.000 euros.

Ne pesant que pour 2,3 % des coupures mondiales, le billet de 500 euros compte pour 21 % de la valeur cumulée de toutes les coupures.

Lire : Le cash-back fait ses débuts en France 

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