La délinquance transfrontalière a du souci à se faire
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La délinquance transfrontalière a du souci à se faire

Quand les polices de France et du Benelux collaborent, ça fait souvent mouche. L'an passé, les opérations conjointes ont permis de démanteler des réseaux de trafic de stupéfiants, mettre la main sur plusieurs centaines de kilos de drogues et intercepter quelque 439.000 pilules d'ecstasy.

Publié par Patrick Jacquemot le 25/01/2023

“Coopération Hazeldonk”. Depuis 2006, c’est sous ce nom de code que les polices du Luxembourg, de France, de Belgique et des Pays-Bas collaborent pour lutter « contre le tourisme de la drogue et le trafic international (à petite échelle) de stupéfiants ». Et d’échanges d’interventions en contrôles sur les axes frontaliers en passant par des actions communes, les agents des quatre pays réussissent de plus en plus de jolis coups.

En témoigne le bilan 2022 que vient de présenter la Police grand-ducale. Il y est question de découverte d’un laboratoire de préparation de stupéfiants, du démantèlement d’une “blanchisserie” de cocaïne, de saisies impressionnantes de drogues ou d’argent, de 882 interceptions, 194 individus arrêtés et 112 véhicules saisis. Signe que passeurs et dealers ont la vie dure !

Sans dévoiler le secret des opérations menées, les policiers rappellent qu’ils agissent le plus souvent selon deux modes opératoires désormais. Il s’agit des actions “Etoile” (menées 5 fois par an dans les 4 pays) et “Dope Runner” (plus ponctuelles).

Même dans le courrier

Les actions “Etoile” ont ainsi permis d’intercepter avant mise sur le marché 48 kg de marijuana, 70 kg de haschich, 73 kg de cocaïne et 79.000 pilules d’ecstasy. Sans oublier l’arrêt brutal, en Belgique, d’un atelier spécialisé dans la production de drogues de synthèse.

Et si les policiers du Benelux et français se montrent aussi efficaces, c’est qu’ils interviennent désormais sur divers champs du trafic. Y compris en mettant le nez dans les échanges postaux, devenus un moyen de faire voyager la drogue de plus en plus usité.

Pour la partie “Dope Runner”, 2022 aura aussi été profitable en surprenant des trafiquants au beau milieu de leurs aller-retour. Et qu’importe alors les limites territoriales, si course poursuite il doit y avoir les polices des différents pays peuvent légalement intervenir dans l’Etat voisin.

Ce fut notamment le cas dans le cadre de l’interpellation d’un conducteur coupable de tentative de meurtre aux Pays-Bas et dont la traque a pris fin en Belgique. Bingo : l’individu transportait aussi 40 kg de drogues à bord de son véhicule.

Ces “Dope Runner” ont permis de faire main basse sur 60 kg de cocaïne, 35 kg d’héroïne, 45 kg de marijuana, 20 kg de speed 360 000 pillules d’ecstasy, 700.000 euros et… 3 litres de GHB, la fameuse “drogue du violeur”.

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