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Emploi

Le Luxembourg donne plus de chances aux jeunes diplômés

Voici le portrait d'Arthur, un frontalier Belge qui raconte son parcours de Namur jusqu'à son emploi au Grand-Duché du Luxembourg....

Publié par CaptainListe le 02/01/2019 | 6.245 vues
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Arthur décroche son premier travail au Grand-Duché de Luxembourg. Une grande première dans le monde du travail et surtout à l’étranger. Le Belge a quitté la province de Namur pour se rapprocher de son employeur à la fin de l’année 2015.

Après avoir passé sa période d’essai avec succès, Arthur décroche un CDI. « Tant que le boulot me plaît, j’y reste, je verrai comment cela évolue et je ferai un bilan chaque année. Pour l’instant, je suis satisfait professionnellement » Arthur ne dit pourtant pas non à la Belgique. « Si j’ai l’opportunité de trouver un travail plaisant en Belgique, je ne cracherai pas dessus. Mais soyons clair, le salaire est plus élevé au Luxembourg ». Chaque mois, il gagne entre 2.000 et 3.000 euros net par mois « sans ajouter les heures supplémentaires ».

Mais qui dit premier boulot, dit première expérience. « J’ai postulé en Belgique et au Grand-Duché. Ce dernier a réagi plus rapidement à ma demande. J’ai donc pris la décision de foncer mais si j’avais su j’aurais postulé à plus d’offres», regrette-t-il.

Namurois de souche, le jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, débute sa carrière au Grand-Duché. Il décide de se rapprocher de la frontière et achète un appartement à Arlon dans la province du Luxembourg belge. « Mais je mets malgré tout une heure voire une heure et demie de ma maison jusqu’à mon bureau », confirme-t -il. C’est la raison pour laquelle, Arthur souhaiterait déménager de l’autre côté de la frontière. « Mon lieu de travail se situe à Luxembourg-ville, les trajets quotidiens sont donc difficiles. Etre dans les embouteillages représente une énorme perte de temps et j’ai déjà un horaire bien chargé. In fine, je me rapprocherai de mon bureau, c’est certain. »

Un obstacle sur la route : la fatigue

Avec plus de huit heures de travail et deux heures de trajet au compteur, la fatigue d’Arthur se ressent. Le seul embarras qu’il évoque est qu’il doit sans cesse penser à son retour. « Je ne peux pas profiter de la ville : si un soir, mes collègues veulent prendre un verre, moi je dois penser à l’heure de mon train », confie-t-il. Arthur a déjà essayé d’emprunter la voiture mais les embouteillages le découragent. « En voiture, les trajets peuvent varier entre 30 minutes et une heure et demie », ajoute-t-il.

Selon le jeune employé, le Luxembourg donnerait plus de chances aux jeunes diplômés. Ce qui serait moins le cas dans le plat pays. « Les entretiens se sont enchaînés et ils se sont avérés positifs ».

N.B. Le portrait d’Arthur avait été publié en mai 2016.

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theburn
141 messages
Il y'a 3 années

Même situation, même âge, même conclusions.