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Les pissotières intelligentes pour entretenir les jardinières parisiennes

Il s’agit effectivement d’uriner dans un bac sur la voie publique afin de fertiliser les plantes mais aussi d'éviter les pipis incommodants.

C’est un concept né à Nantes que Paris entend fièrement démocratiser. Des « pissotières écologiques » fleurissent depuis le mois de mars dans la capitale française, qui vient d’en installer une cinquième récemment d’après les informations délivrées par Le Figaro.

Ces « uritrottoirs » ont une visée double : la première, rendre les rues plus propres et éviter les « pipis sauvages ». La seconde, développer un dispositif écologique. Car, l’urine masculine récupérée dans les réceptacles servira de compost aux fleurs de la ville.

« Chacun rejette de quoi fertiliser 400 m2 de blé »

Comme le décrit la mairie de Paris sur son site internet, les uritrottoirs, des bacs rouges sur lesquels sont disposés des jardinières, contiennent de la paille permettant de filtrer l’urine et de supprimer les effluves. L’azote et le phosphate qui composent l’urine sont ensuite récupérés pour servir de fertilisants naturels.

La Ville de Paris justifie par ailleurs le dispositif en expliquant « qu’une personne rejette chaque année par ses urines suffisamment de matières valorisables (azote, phosphate, potassium…) pour fertiliser 400 m2 de blé. Ce qui réduirait d’autant les engrais chimiques employés actuellement. » Autant dire qu’il va falloir faire pousser encore quelques bacs !

Ecolo… mais moins élégant

Seulement, si l’idée semble a priori séduisante et exempt de tout reproche, elle indispose tout de même certains Parisiens, pour qui, grosso modo, le gain en salubrité entraine une perte en élégance.

France Inter avance que « des femmes dénoncent le faut que l’espace public soit pensé par des hommes, pour des hommes », référence au fait que les pissotières ne soient utilisables que par la gent masculine et plutôt désagréables à la vue des passants.

Regarder les hommes se soulager, cela ne renforcera effectivement pas le côté « glamour » qu’entretient Paris dans l’esprit des gens, on en convient.

Après la peinture hydrofuge, la lutte contre les envies pressantes sur la voie publique est décidément un sujet d’avenir. Une éventuelle innovation à importer au Grand-Duché ?

Crédit photo : site de la mairie de Paris.

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