icon recherche
Société

Mobilité, Knauf… Le cap fixé par le président de la Moselle

Pour la première des soirées Moselle Ambition, qui s’est tenue mardi soir à L’Amphy de Yutz, Patrick Weiten, président du département, a balayé les axes de travail. Et souhaite faire du territoire le « chef de file de la dynamique transfrontalière ».

Publié par Romain S. le 09/01/2019 | 735 vues

Le président du département, Patrick Weiten, ne s'y est pas trompé en arguant que "parler de mobilité a peut-être un peu plus de sens ici qu'ailleurs."

Le postulat était de saluer « une Moselle vivante, pleine d’avenir. » En ces quelques mots d’introduction, Patrick Weiten, président du département de la Moselle, avait jeté les bases de ce qu’allait être cette soirée Moselle Ambition, première du nom : une ode au département.

Sur la scène de L’Amphy de Yutz, devant un parterre de partenaires, de décideurs, d’élus et de personnalités du territoire, issues du monde culturel ou sportif (Jérémy Silvestre champion de France de beach-volley et Nathan Martin champion du monde cadet en escalade), M.Weiten s’est fendu d’un discours volontariste et enthousiasmant.

En réagissant d’abord aux propos des invités s’étant prêtés au jeu d’une ” table ronde “, puis en déroulant une adresse en soliste pour conclure la séance.

« De grâce, ne rejetons pas les industriels qui veulent investir chez nous »

Tout du long, il a donc été question de, au premier chef, rassurer. Comme au sujet de l’installation de l’usine Knauf à Illange, avalisée en fin d’année dernière. « La Moselle doit retrouver un avenir industriel […] N’oublions pas que ce sont les entreprises qui créent le dynamisme. De grâce, ne rejetons pas les industriels qui veulent investir chez nous », a-t-il argué, tout en ajoutant que le volet environnemental ne serait pas négligé. « Vous pouvez compter sur les élus du territoire pour être exigeant. »

Lire : À Illange, Knauf n’est toujours pas en terrain conquis

Aussi a-t-il précisé que sur les 120 emplois directs crées par cette implantation (grosso modo 500 si l’on y ajoute les embauches indirects dixit M.Weiten), dix seraient sélectionnés parmi des bénéficiaires du RSA, dans un département qui en compte quelque 30.000.

Le directeur de Knauf Europe de l’Ouest, Mark Leverton, l’avait ainsi précédé dans une allocution se voulant tout aussi relativiste. « Nous ne ferons rien qui n’est pas permis par les autorités. Nous ne sommes pas là pour nuire à la santé des gens. »

Une précision, somme toute importante, qui faisait écho aux « La Moselle n’est pas une poubelle ! » scandés par un cortège d’une trentaine de personnes, munies de sifflets et banderoles et venues accueillir les convives à l’entrée de la salle,

Valoriser le sport

Il a en outre été question d’évoquer la situation préoccupante des centres-villes, où se côtoient, et ce, de mal en pis, les commerces affichant porte close. « Il faut les reconquérir et faire en sorte qu’ils soient animés », poursuivait l’invité d’honneur.

Au rayon de l’attractivité, focus a été fait sur le patrimoine post guerres mondiales mais également sur les huit sites labellisés Passionnément Moselle. Tout comme a été prôné l’épaulement de la jeunesse, « dont nous sommes fiers » et la valorisation du sport, tout comme son pendant numérique d’ailleurs, le e-sport.

L’occasion par ailleurs d’apprendre qu’une marque « Moselle 2024 » avait été déposée dans l’optique d’accueillir des délégations étrangères à l’occasion des JO de Paris en 2024. Et M. Weiten de donner l’exemple de Volmerange-lès-Mines et « de son stand aux 300 pas de tirs. »

« Le chef de file de la dynamique transfrontalière »

Etait alors venu le moment d’évoquer le cap à suivre. Réclamant de nouvelles compétences, le président a affiché son ambition, celle de faire du département « le chef de file de la dynamique transfrontalière. »

Sans entrer dans les détails, il a souligné la nécessité que de composer avec « nos partenaires allemands et luxembourgeois » et de « mettre en œuvre des projets partagés. »

Il a également déploré que le rectorat ne s’engage pas davantage dans la promotion et l’apprentissage des langues étrangères, en première desquelles l’allemand. « Elles sont un atout d’insertion dans le monde du travail, dans la mobilité professionnelle. »

Et de mettre sur le tapis « la grande urgence » que représente la mobilité sous toutes ses formes (ferroviaire/routière/fluviale, personnes/biens/données), alors que « parler de la mobilité a peut-être un peu plus de sens ici qu’ailleurs. »

A cet égard, l’élaboration « d’un projet complet, tant technique que financier, de transport », incluant des « mobilités innovantes » est dans les tuyaux.

Lire : Transports publics gratuits, incitations financières… Les objectifs mobilité de la coalition

Deux fois par semaine, recevez gratuitement la newsletter de lesfrontaliers.lu

Commentaires Réagir à cet article 3 commentaires plus bas

Ailleurs sur le web

Roberto2019
75 messages
Il y'a 2 semaines

Et souhaite faire du territoire le ‘chef de file de la dynamique  tranfontaliere’
 
merci monsieur, c’est grâce à vous et à vos souhaits que les frontaliers ont du travail au Luxembourg. Fastoche !

Polaris2002
2540 messages
Il y'a 1 semaine

Valoriser le sport ? comment voulez-vous qu'on puisse pratiquer le sport en plein air si on doit respirer les fumées toxiques de l'usine à poison ?
«Nous ne sommes pas là pour nuire à la santé des gens.» a dit l'empoisonneur n°1. Je veux bien croire que l'empoisonneur n°1 n'a pas pour intention de nuire à la santé des gens, mais c'est une CONSÉQUENCE de l'activité de son usine, conséquence indissociable du fait d'engranger de l'argent.

palain57
12 messages
Il y'a 1 semaine

 "Nous ne ferons rien qui n’est pas permis par les autorités."
= "si les autorités nous autorise c'est que c'est pas mauvais, et si c'est mauvais alors c'est pas de notre faute vu que les autorités nous ont autorisé." avec un bon gros lobbying bien gras derrière.
 
Polaris, bonne chance dans votre combat, personnelement si ça arrive près de chez moi, je fuis.