Près d’un Belge sur deux aurait recours à un crédit à la consommation pour se soigner
logo site
icon recherche
Société

Près d’un Belge sur deux aurait recours à un crédit à la consommation pour se soigner

Est-ce un sujet tabou ? Selon une étude menée par Cofidis, les Belges contracteraient des crédits pour vivre mieux au quotidien... y compris pour se soigner. On n'en parle peu mais c'est une réalité. 

Publié par Chrystelle Thevenot le 23/02/2022 | 1.103 vues

Argent-euros
Argent-euros

Est-ce un problème d’argent ? Selon une enquête menée auprès de 1000 belges, 43% font appel à un crédit à la consommation. Outre, le crédit maison ou encore auto, “(..) On observe les raisons du recours au crédit à la consommation, il n’y a pas réellement de raisons de considérer cela comme un problème d’argent. Pour 60 % des répondants, cela a permis d’acheter des équipements liés à la mobilité, comme un vélo électrique ou une voiture et 16 % ont pu améliorer la performance énergétique de leur maison.” note le CEO de Cofidis en Belgique.

Des dépenses pour les soins

L’autre constat est moins réjouissant. 17 % des sondés avouent avoir profité  de ces crédits à la consommation pour financer des dépenses privées (factures, impôts…) et 10 % ont couvert des dépenses en lien avec leur santé, que ce soit pour l’achat d’un appareil dentaire, des lunettes ou même des médicaments.

Se serrer la vis…

Augmentation des prix de la vie courante et hausse de l’énergie, il semblerait que ce type de démarche devienne de plus en plus courant en Belgique. Cependant, toujours selon Cofidis, les Belges ne se laisseront pas happer par la spirale infernale des crédits : “Certains risquent de limiter leurs dépenses sur d’autres postes pour absorber la hausse des coûts de l’énergie. D’autres pourraient être amenés à repousser un projet ou vont attendre que la situation se normalise. Il y a différents leviers possibles avant d’avoir recours au crédit à la consommation”. 

Lire Covid-19 : la Belgique assouplit ses mesures sanitaires à partir du 18 février

Une emprunt de 5 000 euros

Pour 50 % des cas, les répondants ont contracté un emprunt de plus de 5 000 euros. “Et contrairement à la perception de 38 % des Belges qui pensent que les personnes en situation précaire sont majoritairement celles qui ont recours au crédit à la consommation, l’étude démontre qu’il y a peu de différences entre les classes sociales. Il y a quasiment autant d’emprunts contractés par les classes moyenne et supérieure que par les personnes à faibles revenus” explique le représentant du centre de crédit.

Il est à noter que dans ce domaine, le marché belge est strictement réglementé.

Lire Top 10 des professions qui peinent à trouver des candidats en Belgique

 

Retrouvez-nous sur Instagram 

 

Ailleurs sur le web