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Société

Produits de première nécessité : les pénuries se tassent, pas les prix !

UFC-Que Choisir a lancé une enquête sur certains produits du quotidien. Confinement ou pas confinement, le consommateur note toujours une hausse des prix. Quelles sont les raisons ? 

Publié par Chrystelle Thévenot le 13/05/2020 | 1.135 vues

Depuis le début du confinement, UFCQue Choisir relève les prix en drive en France pour les principaux produits de première nécessité, auprès de dix enseignes : Cora Drive, Auchan Drive, Drive Intermarché, E. Leclerc Drive, Casino Drive, Mes courses Casino, Courses U Drive, Carrefour Drive, Chronodrive et Colruyt Collect and Go.

Les produits proposés en drive ont vu leur prix augmenter de 3,20%

Lors de la 7e semaine de confinement (du 27 avril au 2 mai), les principaux produits de première nécessité (pâtes, riz, eau, conserves, lait, papier toilette, mouchoirs, etc.) ont de nouveau fait l’objet de relevés de prix sur les sites « drive » des principales enseignes.

Les prix de chaque produit considéré individuellement ont en moyenne peu augmenté par rapport aux semaines précédant le confinement.

Mais la pénurie touchant avant tout les références les moins chères d’un produit, les clients sont contraints de se reporter sur les gammes plus onéreuses.

Les produits proposés en drive ont vu leur prix augmenter de 3,20 % par rapport aux semaines précédant le confinement et la crise sanitaire.

 

Le riz, les conserves et les mouchoirs restent cependant en déficit

L’ampleur des ruptures de stock poursuit son recul. Les offres de pâtes, de lait, de papier toilette, de jambon ou encore d’emmental sont revenues à des niveaux normaux.

Certains produits enregistrent des baisses de prix moyens des rayons (eau, emmental, petits pois et haricots…).

Certains produits comme le riz, les conserves et les mouchoirs restent cependant en déficit, et la pénurie est toujours marquée pour les produits d’hygiène dont la demande est liée à la crise du coronavirus (savon, gel hydroalcoolique, lingettes pour la maison) ainsi que pour quelques produits de longue conservation (farine, pain de mie).

Les prix moyens de l’offre en lingettes, savons et farine sont toujours nettement supérieurs à l’avant-confinement, à respectivement + 51 %, + 16 % et + 13 %.

L’effet de la pénurie et de la montée en gamme forcée est très net pour ces rayons, alors que les produits sous marques de distributeurs (MDD) ont tendance à voir leurs stocks en rayon baisser tandis que ceux des grandes marques sont stables ou en légère  hausse.

 

Les fruits et légumes, les prix sont en hausse de 7 %

Concernant les fruits et légumes (17 catégories relevées), les prix sont en hausse de 7 % en conventionnel par rapport à l’avant-confinement (peu de changement par rapport aux deux semaines précédentes) mais le bio s’envole à + 16 % (la palme revenant aux citrons : + 29 % malgré des arrivages plus conséquents).

Chaque catégorie – fruits comme légumes – a vu son étiquette augmenter de 11 % en moyenne.

Ces tarifs sont tirés à la hausse à cause des difficultés logistiques et de main-d’œuvre persistantes, davantage de produits français en rayons, plus onéreux que les produits importés.

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