Pour les banques établies au Grand-Duché, 2023 a été une bonne année. Et pour l’Union luxembourgeoise des consommateurs, une partie des 6,6 milliards d’euros de bénéfices engrangés a été ponctionnée abusivement sur le dos des clients de ces établissements. D’où la colère du président de l’ULC qualifiant « insolents » et « plus supportables » les frais portant sur les opérations courantes des particuliers.

Et si la grogne gagne ainsi l’association c’est que, dans le même temps, aucune amélioration de service n’est visible. Au contraire : de nombreuses agences locales ferment, les effectifs encore en poste en front office se réduisent et même les distributeurs automatiques d’argent ont tendance à disparaître du paysage national…

D’où le coup de poing sur la table donné par Nico Hoffmann destiné à être entendu par les banques les plus populaires du pays : « Un peu moins de cupidité et un peu plus d’humanité feraient l’affaire ! ».

26.000 salariés

Pour l’ULC, il est temps que ces établissements « remettent le client au centre de leurs préoccupations » et pas seulement le profit à engranger. Et pour l’Union, cela pourrait notamment se traduire par l’application de « frais clairs et transparents ».

Le lobby estime que certains services de base ne devraient plus être taxés, comme le retrait d’espèces. Il serait aussi bon qu’à l’avenir les virements puissent se faire sans frais ajoutés directement depuis un guichet (quitte à en plafonner le nombre de gratis).

L’association plaide également pour que les banquiers adaptent des taux de crédits plus en adéquation avec les moyens réels de leurs clients. Des taux plus bas (« abordables ») pour les moins fortunés, et inversement.

Enfin, l’accent est mis sur un renforcement attendu d’un « service de haute qualité ». Cela inclut plus d’effectifs à disposition direct des clients (les banques emploient 26.000 personnes actuellement) et la fin de la réduction drastique du nombre de distributeurs dans le pays.

Autant de points sur lesquels l’État pourrait (devrait) montrer l’exemple, estime l’Union des consommateurs. Détenteur de la Spuerkeess, l’autorité publique pourrait ainsi revoir autant sa politique tarifaire, que sa répartition des crédits ou sa présence physique sur le territoire. Ce serait là « un signal pour les autres banques », souligne l’ULC.

 

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