Le Luxembourg a compris “qu’il était dépendant des frontaliers”
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Emploi

Le Luxembourg a compris “qu’il était dépendant des frontaliers”

Santé des salariés et des frontaliers, allocations familiales, sécurité, qualité de vie, formation tels sont les nombreux thèmes abordés par Nora Back, présidente de la CSL. 

Publié par Chrystelle Thevenot le 26/01/2021 | 12.610 vues

La crise sanitaire est une période difficile physiquement et psychologiquement pour de nombreux salariés frontaliers et résidents : « Beaucoup de gens ont du mal à vivre la situation actuelle, beaucoup de facteurs y contribuent » relate la présidente de la chambre des salariés, Nora Back, lors de son discours des voeux.

Dans ce contexte, elle a souhaité rappeler que les actions menées par la CSL ont été maintenues dans de nombreux secteurs : « Nous avons également critiqué dans nos différents avis portant sur les lois covid que, bien que d’importantes restrictions sur la vie privée des personnes aient été mises en place avec sanctions à la clé si elles ne les respectent pas, en termes de droit du travail, le gouvernement a tendance à se contenter de recommandations, sans aucune contrainte pour les employeurs ».

Reconnaissance du travail des frontaliers

La présidente a expliqué aussi, l’importance du travail des frontaliers appuyant sur le fait que le Luxembourg était dépendant d’eux proposant ainsi d’élargir les lois dans de nombreux domaines : « Nous ne devons plus penser notre politique, en particulier la politique sociale dans une dimension strictement nationale, mais à l’échelle de la Grande Région. Même si cela doit coûter davantage ».

Elle a notamment souligné que la réforme en cours sur les allocations familiales ne doit pas « engendrer de nouvelles discrimination ».

Lire Allocations familiales au Luxembourg : les frontaliers se font-il avoir ?

Force de proposition, la CSL a notamment fait de nombreuses demandes au gouvernement comme l’ augmentation des allocations familiales de 7%, « ne pas augmenter les crédits d’impôt notamment monoparental »…

Le bien-être des salariés

La santé et la sécurité au travail sont aussi pour la CSL des missions prioritaires. L’épidémie de la Covid-19 a montré les nombreuses fractures dans le système au Luxembourg et a intensifié les inégalités : « Le Luxembourg a des objectifs spécifiques en ce qui concerne la réduction du risque de pauvreté au niveau européen. Dans le cadre de la stratégie UE2020, l’échec est cuisant, car, au lieu de réduire le nombre de personnes à risque comme prévu, celui-ci a augmenté massivement ces dernières années ».

La formation pour parfaire ses connaissances

La CSL fêtera les 50 ans de la formation professionnelle : « Nous avons commencé par des cours d’informatique ». En 2020, plus de 12 000 candidats ont participé à nos formations. L’organisme a formé plus de 1 100 demandeurs d’emploi, principalement dans le domaine du numérique, afin d’augmenter leurs chances de trouver un emploi : « Et nous célébrons 25 ans de formation universitaire, domaine où nous avons été précurseur dans le pays pour offrir des baccalauréats ou des masters en formation continue » note la présidente de la CSL, Nora Back.

Cette année est donc riche pour la CSL dont les missions ne cessent de se diversifier pour être au coeur de la vie des salariés.

La CSL édite régulièrement des brochures et des newsletters électroniques qui expliquent les droits des salariés. Vous pouvez consulter gratuitement le site www.csl.lu où vous trouverez une rubrique question-réponse détaillée et expliquée simplement sur vos droits. Pour être informés des actualités et des conférences-débats,  abonnez-vous à la Newsletter de la CSL

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