Nomophobie : jamais sans mon téléphone !
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Santé

Nomophobie : jamais sans mon téléphone !

Vous avez peur d’être séparé de votre téléphone ? La perte du réseau ou votre batterie déchargée vous angoisse ? Peut-être souffrez-vous de nomophobie « no mobile phone » ?

Publié par EddyThaux le 24/02/2022 | 1.713 vues
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nomophobe
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La nomophobie, contraction de l’expression “no mobile phone” et “phobia”, est la peur de se retrouver sans son téléphone mobile. Cette addiction au portable qui peut engendrer de l’anxiété et de l’angoisse, peut même vous empêcher d’aller au bout de votre activité du moment. Etes-vous nomophobe ? Symptôme d’une époque ultra connectée, on peut en guérir.

Qu’est-ce que la nomophobie et quels sont les symptômes ?

La nomophobie se traduit généralement par l’anxiété de perdre son téléphone ou de ne pas pouvoir s’en servir. L’addiction au smartphone commence quand on n’a plus le contrôle de son utilisation. Par exemple, on ne peut pas s’empêcher de toucher sans arrêt sa poche pour voir si le précieux objet est bien là, ou si on passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, ou si on ne peut pas s’empêcher de lire ou de répondre à un SMS, même en conduisant !

Beaucoup de gens deviennent addicts et dépensent aussi leur argent dans les jeux en ligne ou des achats compulsifs suggérés souvent sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les causes de la nomophobie du smartphone devenu indispensable ?

Utilisé comme moyen de converser, réveil, GPS, agenda, appareil photos, émetteur de musiques ou vidéos, carnet d’adresse, tutoriels pour cuisiner, bricoler etc il est pour nombre d’entre nous, indispensable !

Le nomophobe le consulte compulsivement toutes les deux minutes et scrolle inlassablement l’écran sans avoir réellement de raison précise. Privé de son téléphone, il ressent un vide et se sent angoissé.

Cette dépendance créée par le smartphone varie en fonction des individus. Elle augmente chez ceux qui ont un fort besoin de récompenses. Ceux qui sont très sociables, ont moins de risque de développer cette addiction. Certains finissent par éviter les gens autant que possible.

Les personnes les plus touchées par la nomophobie ?

Les adolescents et jeunes adultes qui craignent d’être isolés de leurs groupes en étant coupés des réseaux sociaux ou en ayant plus accès par exemple aux jeux videos ; et les cadres dynamiques qui redoutent de ne plus être joignables à tout moment.

Comment traiter la nomophobie ?

Pour le moment, le nomophobie n’est pas répertoriée par le DSM-V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Néanmoins, les chercheurs en psychiatrie la considèrent comme une maladie du monde moderne. Cependant, de nombreux patients font appel à un psychiatre, psychologue ou psychothérapeute pour les aider. En général, elle se soigne très bien.

Des thérapies cognitivo-comportementales TCC semblent être efficaces comme le souligne le psychiatre Jérôme Palazzolo, auteur du livre :  “Je me libère de mes phobies” (Puf). L’idée est de déshabituer progressivement de son téléphone en l’oubliant de temps en temps par exemple, s’imposant de ne pas lire ses pendant une certaine durée etc. Les TCC permettent d’agir autrement, de manière plus mesurée.

Les thérapies interpersonnelles TPI, permettent de recréer du lien chez les personnes qui s’isolent à cause de leur addiction.

Il y a d’autres méthodes comme les centres de Thalasso, des stages de Détox digital, yoga, méditation… ou encore des méthodes moins douces comme les anxiolytiques.

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