Le temps de trajet aura-t-il raison des frontaliers ?
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Le temps de trajet aura-t-il raison des frontaliers ?

Quatre salariés sur 10 travaillant au Luxembourg seraient prêts à quitter leur travail au Grand-Duché et ce, malgré les avantages qu’on y trouve à commencer par la rémunération.

Publié par Aymeric Henniaux le 08/12/2022

Les temps de trajet auraient raison de 4 salariés sur 10 au Luxembourg.
Entre embouteillages et retards de train, les salariés travaillant au Luxembourg sont lassés.

Le site d’emploi jobs.lu vient de rendre public les résultats d’une enquête consacrée aux pratiques de recrutement menées au Luxembourg. L’occasion, entre autres, d’étudier plus en détails les différents arguments du pays le rendant aussi attractif aux yeux des travailleurs, notamment des frontaliers.

Réalisée entre le 13 et le 27 octobre sur un échantillon de 950 participants, l’enquête met aussi en évidence les points noirs pouvant avoir raison de la motivation des salariés.

39 % des salariés prêts à quitter leur emploi

C’est LA principale raison amenant les salariés à « envisager une carrière en dehors du Luxembourg », pour reprendre la formule de Jobs.lu. Pour 39 % des répondants à l’enquête, les temps de trajet aller et retour entre le domicile et le bureau ne sont plus tenables sur la durée. Il est vrai qu’entre les incontournables ralentissements sur l’A31 et les retards à répétition sur la ligne TER Nancy-Metz-Luxembourg, les frontaliers n’ont malheureusement guère le choix.

Précisons toutefois que l’enquête a été réalisée sur « un échantillon d’employés actifs au Luxembourg », ce qui suppose qu’il est ici question des frontaliers français, mais également des Belges, des Allemands et potentiellement même des résidents (certains pouvant avoir d’importants trajets quotidiens s’ils habitent par exemple dans le nord et travaillent à la capitale).

Derrière ce mécontentement lié aux trajets, les salariés mettent en avant la baisse de l’attractivité salariale (pour 35 % d’entre eux) et les limitations dans la possibilité de télétravailler (16 %) comme raisons principales pouvant les convaincre de partir travailler ailleurs.

Un salaire moins attractif, mais toujours plus élevé que chez les voisins

Si la rémunération parait moins attractive pour certains participants de l’enquête, elle demeure quand même l’une des principales raisons les poussant à rester travailler au Grand-Duché (en tout cas pour 6 travailleurs sur 10).

Ils sont aussi 18 %, soit tout de même près d’un sur cinq à souhaiter poursuivre l’aventure professionnelle en terres luxembourgeoises pour les opportunités de carrière qu’ils peuvent y trouver. Enfin, Jobs.lu ajoute que « 9 % des salariés cite l’environnement international proposé par le pays comme principale raison pour y rester travailler ».

Quid des potentielles futures recrues ? Jobs.lu souligne qu’avant de répondre à une offre d’emploi, les candidats accordaient une importance toute particulière au salaire proposé (dans 81 % des cas), à la culture d’entreprise (60 %), aux enjeux de diversité et d’inclusion (42 %), aux considérations durables (31 %) ou encore à l’approche innovante du marché que peut avoir l’entreprise (pour 28 % des personnes interrogées).

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