Il faut s’y faire : la portion de viande dans l’alimentation au Grand-Duché ne cesse de rapetisser… Ainsi, un Luxembourgeois moyen consommerait aujourd’hui 85 kg de viandes par an. Soit 🥩10 kilos de moins que l’estimation faite voilà neuf ans encore. C’est la ministre de l’Agriculture qui vient ainsi de mettre le nez dans les assiettes de ses concitoyens à l’occasion d’une question parlementaire.

Et Martine Hansen de constater que, parmi toutes les variétés à l’étal du boucher, c’est toujours le porc qui reste la viande préférée du pays. En escalopes, saucisses, travers ou filets mignons, chaque habitant en avale de l’ordre de 🐷31 kg en douze mois. Mais là encore, les volumes vendus ont diminué (de l’ordre de – 15% depuis 2014).

Pas de doute donc, à l’heure du déjeuner et du diner, les attentes ont changé. Si la population consomme globalement moins de “matières carnées” au repas, ses goûts se reportent également vers d’autres animaux. Ainsi, au fil du temps, les “viandes blanches” voient leur proportion grandir🐔 dans les menus.

En une décennie, le Luxembourg a donc augmenté sa consommation de veau (🐮28 kg/an) et de volailles (🍗20 kg), constate la ministre.

Si la viande a perdu de son attrait, cela peut provenir de plusieurs facteurs. Primo, les habitudes alimentaires évoluent. Sans doute qu'à force d'entendre qu'au-delà de 300-500 gr de viande rouge par semaine rouge les risques de cancers colorectaux et de l'intestin, et de maladies cardiovasculaires augmentent, les mangeurs ont diminué leurs bouchées.

De plus, la viande fait partie des biens alimentaires dont le prix a le plus augmenté ces dernières années. Sans devenir un produit de luxe, le steak s'avère coûteux pour bien des ménages qui préfèrent se tourner vers d'autres plats de substitution. D'ailleurs, note Martine Hansen, le budget consacré à la viande a augmenté (1.400 €/an) alors que les volumes consommés ont baissé.

Pour l'heure, cette modification d'habitude ne pèse pas sur les éleveurs du pays. Le nombre d'animaux abattus issus du cheptel luxembourgeois restent constant (de l'ordre de 🇱🇺10.000 tonnes, dont la moitié file à l'export) tandis que pour assouvir toutes les faims, le Grand-Duché reste toutefois un importateur de viandes.

Chaque année, 45.000 tonnes de chair arrivent de l'étranger vers le pays pour nourrir les 672.000 habitants et les consommateurs frontaliers. Des viandes provenant principalement des abattoirs de la Grande Région : 🇧🇪belges d'abord, 🇫🇷français ensuite, 🇩🇪allemands enfin.

 

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