N’en déplaise à Cupidon mais, au Luxembourg aujourd’hui, le divorce n’est pas rare. En 2020, le pays comptait 2,3 divorces pour 1.000 habitants. De quoi le classer dans le top5 européen des pays où les couples se séparent le plus. Et si cela brise le cœur d’adultes, les enfants des anciens mariés ou conjoints paient aussi les pots cassés de la rupture amoureese.

Au Grand-Duché, vient d’expliquer la ministre de la Justice, il n’existe pas de statistiques sur les décisions de justice concernant la garde des enfants de parents séparés. Sam Tanson vient de l’avouer au détour d’une réponse parlementaire. Difficile alors de donner des chiffres précis sur la résidence de ces mineurs. Chez papa? Chez maman? Les deux, en garde alternée comme la loi l’autorise ?

Après consultation des juges aux affaires familiales, la ministre tire toutefois comme conclusions que :

  1. La plupart du temps, le choix du parent ou du mode de garde est pris d’un commun accord. Une bonne chose pour éviter les tensions devant l’enfant.
  2. La résidence auprès du seul père reste « marginale »

Autrement dit, dans la plupart des cas c’est la maman seule qui obtient la garde du ou des enfants des anciens conjoints, quand le mode retenu n’est pas la résidence alternée.

Selon les âges

Instaurée depuis 2018, la garde tantôt chez l’un tantôt chez l’autre est toutefois bien entrée dans les mœurs de la justice, confirme la ministre. « Si l’enfant a des liens étroits avec ses deux parents et si les lieux de vie des parents le permettent, la voie
de la résidence alternée est privilégiée par le juge aux affaires familiales ».

Autre tendance révélée : au Grand-Duché,  le plus souvent, la résidence est fixée auprès de la mère lorsque les enfants sont en bas âge. « Les décisions où la résidence habituelle est fixée auprès du père augmentent en nombre avec l’âge croissant de l’enfant », souligne la ministre de la Justice.

 

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