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Une étude du ministère du Travail et du centre d'analyse stratégique a fait le point sur les métiers qui auront le vent en poupe d'ici à 2020 et ceux qui séduiront de moins en moins.

D'après les résultats d'une étude conjointe du ministère du Travail et du Centre d'analyse stratégique, les métiers qui gagneront le plus d'emplois entre 2010 et 2020 sont ceux d'aide à domicile, d'aides-soignants ou d'infirmière (près de 350.000 postes), car le "vieillissement de la population engendre des besoins croissants".

Sinon, toujours selon l'étude, "les perspectives d'emploi devraient principalement profiter" aux cadres, professions intermédiaires et professions du bâtiment.

Les cadres et agents d'exploitation des transports et de la logistique vont notamment bénéficier du développement des transports collectifs ou de l'adaptation des logements aux normes environnementales.

Au total, il y aura 750.000 postes à pourvoir par an, d'ici à 2020, "soit 2,8% du nombre moyen d'emplois occupés", écrivent la Dares et le CAS.

En effet, chaque année en moyenne, 600.000 postes seront libérés par les départs en retraite et 150.000 nouveaux postes devraient être créés.

Quels sont les métiers sur le déclin ?

A l'inverse, certains métiers vont connaître "des pertes d'emploi, conjugués à des départs en fin de carrière plus ou moins importants" comme les ouvriers de l'industrie, les agriculteurs ou les employés administratifs de la fonction publique.

Les nouvelles technologies et la rationalisation des organisations du travail vont contribuer "à comprimer l'emploi des secrétaires" ou employés de la banque et des assurances, expliquent notamment les auteurs de l'étude.

De manière plus générale, la tertiarisation des emplois va se poursuivre mais de façon moindre que les décennies précédentes. Les métiers agricoles et industriels vont quant à eux connaître des pertes mais moins importantes.

Enfin, la proportion de femmes devrait progresser à 48,8% des emplois occupés, contre 47,5% en 2010.

Ces projections s'appuient un scénario dit "contraint" basé sur un taux de croissance de 1,9% par an en moyenne et d'un chômage de 8,5%, contre plus de 9,4% selon les derniers chiffres de l'Insee disponibles.

 

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