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Emploi

Pascaline, des avantages valorisants, des heures perdues et aucun regret.

Portrait d’une secrétaire médicale qui après 20 ans passés dans le même cabinet médical décide de partir travailler au Luxembourg.

Publié par CaptainListe le 06/04/2018 | 5.640 vues

Ereintée par un périple de près de vingt ans, un son de cloche : « rendement et encore rendement ; c’était marche ou crève », la travailleuse en a eu assez.

Elle a commencé à parler de son envie de partir à ses amis, jusqu’au jour où un employeur luxembourgeois lui a fait une offre.

Le courant est passé aussitôt, et Pascaline a franchi le pas. « Ce n’est pas une décision que j’ai prise à la légère compte-tenu de mon ancienneté, d’autant que j’ai deux enfants ». Mais voilà, le calcul a été vite fait. Un salaire qui oscille « du simple au double» auquel s’additionne un treizième mois inédit pour elle et des prestations familiales substantielles. Au revoir cette atmosphère professionnelle pesante.  

« C’est donnant-donnant »

Ca fait 10 ans et la secrétaire médicale n’a aucun regret. Catégorique, elle ne croit pas « pouvoir revenir en arrière. D’ailleurs, je n’aurai aucune chance de trouver pareilles dispositions ». Je gagne sur beaucoup de points, le salaire, près de 3000 € bruts par mois, les allocations et une bourse d’étude pour un de mes enfants ; mes collègues au cabinet avec qui je m’entends super bien… Elle ne parle presque pas le Luxembourgeois mais elle peut s’appuyer sur sa hiérarchie pour éteindre les litiges occasionnels, « quand cela coince avec un luxembourgeois un peu entêté ». 

Ses excellents rapports avec ses supérieurs, lesquels prennent à leur charge les frais de parking, lui octroient une liberté accrue dans la gestion de ses tâches sur place ou via le télétravail. « Si un jour je désire rentrer plus tôt, personne ne sera derrière moi, apprécie Pascaline. Cela n’a aucune importance que je termine mon travail le mardi ou le dimanche du moment qu’il est fait ». A l’inverse, elle se dévoue de bonne grâce lorsqu’il faut faire face à des urgences. « C’est donnant-donnant ». 

« Je n’ai pas à me plaindre, malgré les heures perdues ! »

Mais, parce qu’il y a quand même un mais, il y a bien un prix à payer. Et comme bon nombre de ses homologues, c’est en heures qu’elle compense. « Il faut passer par là, relativise l’automobiliste. J’ai tout de même l’impression que c’est de pire en pire ». Une heure et demie en moyenne, trois quand survient un incident sur l’autoroute, « c’est pénible certains jours mais c’est comme ça, je perds des heures dans les transports… »

Alors Pascaline empreinte parfois la route. « C’est plus long en kilométrage mais au moins ça roule ». Difficile dans ces conditions de prendre rendez-vous les jours ouvrés. « Je ne prévois rien ou presque, regrette celle qui a bien essayé le train quelques mois. Entre les wagons bondés et les retards, c’est trop de contrainte ». 

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