Programme Artémis : le Luxembourg enverra son rover sur la lune
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Société

Programme Artémis : le Luxembourg enverra son rover sur la lune

Tandis que la mégafusée Artémis-1 a décollé ce mercredi matin direction la Lune, une société japonaise installée au Grand-Duché travaille activement à la finalisation d’un robot destiné à récolter des roches lunaires.

Publié par Aymeric Henniaux le 17/11/2022

Le petit rover d'Ispace est conçu intégralement au Luxembourg.
Le petit rover d'Ispace s'envolera dès 2024 sur la Lune © Ispace

Cette fois, c’est la bonne : après deux tentatives manquées l’été dernier, et malgré une fuite de carburants détectée à seulement quelques heures du lancement, la fusée SLS du programme Artémis-1 s’est bien envolée vers la Lune aujourd’hui depuis la Floride. Considérée comme la fusée la plus puissante du monde, elle devra, à terme, emporter des astronautes qui poseront à nouveau le pied sur le satellite de la Terre.

Un peu de Luxembourg sur la Lune

D’ici deux ans, en débarquant sur l’astre lunaire, les astronautes auront probablement avec eux un robot un peu spécial, conçu par les Japonais d’Ispace qui ont choisi de s’installer au Luxembourg pour le réaliser intégralement.

Ispace est une société d’exploration lunaire qui se donne l’objectif « d’étendre la présence humaine dans l’espace », comme l’indique Takeshi Hakamada, le fondateur d’Ispace, sur son site, ajoutant que « d’ici 2040, la Lune soutiendra une population de 1 000 habitants, avec 10 000 visiteurs chaque année ».

Revenons à notre rover. Une fois sur la Lune, il sera chargé de récolter des échantillons de roches dans le sol (du régolithe) qui seront ensuite livrés à la Nasa avec qui Ispace a signé un contrat. Du régolithe qui, détail cocasse, appartiendra de fait au Luxembourg de par la législation en vigueur au Grand-Duché, avant d’être ensuite revendu à la Nasa.

Une coopération sur la durée

Avec déjà une trentaine d’employés, Ispace est présent au Luxembourg depuis 2017 (l’entreprise compte 200 salariés dans le monde). Un bureau européen (en plus du siège social à Tokyo et du bureau américain à Denver) auquel s’ajoute désormais un centre de contrôle installé près de la gare, relié à l’Agence spatiale européenne, et qui sera capable de prendre le relais de Tokyo si l’autre centre venait à défaillir.

Ispace semble donc s’être installé au Grand-Duché pour y rester, et mener à bien les prochaines missions confiées par la Nasa. L’agence fédérale spatiale américaine a notamment attribué à Team Draper (regroupement de sociétés spatiales dont fait partie Ispace) une enveloppe de 73 millions de dollars pour livrer des satellites relais de communication sur la Lune. A charge pour les engins d’y réaliser relevés et expériences scientifiques.

Une fois la mission 2024 de collecte de régolithe menée à bien, le prochain objectif d’Ispace, au sein de la Team Draper, sera tout aussi passionnant : la Nasa souhaite qu’elle participe à la première mission spatiale européenne qui devra se poser sur la face cachée de la Lune…

 

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