Interdiction des voitures thermiques en Europe d’ici 2035
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Mobilité

Interdiction des voitures thermiques en Europe d’ici 2035

Le Parlement européen a acté l’interdiction totale de la vente de voitures neuves à moteur thermique à partir de 2035. Un amendement permettrait à certains constructeurs de poursuivre la vente de voitures thermiques d’exception, produites en petite série.

Publié par Chrystelle Thevenot le 16/06/2022
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C’est maintenant acté, les voitures neuves à moteur thermique seront interdites à la vente en 2035 dans toute l’Union européenne.

Le Parlement européen a voté cet arrêt total de la vente de voitures neuves essence, diesel ou hybride. Mais certaines marques vont pouvoir continuer à produire des voitures roulant au Sans Plomb ou au gazole, sous certaines conditions.

Visiblement fiers de leur industrie automobile marquée par des grands noms comme Ferrari, Lamborghini ou même Maserati, certains euro-députés italiens ont en effet proposé un amendement afin que des constructeurs – transalpins ou non – puissent continuer à proposer des moteurs traditionnels.

Un quota pour les constructeurs

Grâce à ce texte, ceux qui immatriculent moins de 1 000 véhicules neufs “au cours d’une année civile” ne sont pas obligés de répondre aux “exigences de réduction” des émissions de gaz à effet de serre.

Et jusqu’à 2036, les constructeurs qui immatriculent “entre 1 000 et 10 000 voitures particulières” par année civile peuvent quant à eux demander une dérogation “à leur objectif d’émissions spécifiques”.

Un sursis jusqu’à 2036 pour certains

Autrement dit, cet amendement devrait permettre aux constructeurs de voitures d’exception de continuer à proposer des modèles à gros moteurs. On pense notamment à Bugatti en France, dont les ateliers produisent rarement plus de 100 véhicules par an.

En Italie, les constructeurs comme Lamborghini ou Ferrari produisent trop de véhicules pour profiter de l’amendement, mais devraient pouvoir profiter d’un sursis se terminant au 1er janvier 2036.

De vives réactions au Luxembourg

Dans un communiqué de presse, l’Automobile Club du Luxembourg (ACL) ne comprend pas cette décision et réagit : “Investir dans les filières neutres en carbone adéquates telles que l’hydrogène, le carburant synthétique (eFuel) de même que le biocarburant permettrait de prolonger les moteurs thermiques pour assurer la transition vers le tout-électrique de manière sereine et parfaitement planifiée“. Pour l’ACL, la transition vers une mobilité respectueuse de la planète “est inéluctable“, mais “elle passe nécessairement par une stratégie à moyen et long terme“.

La décarbonisation de “notre mobilité ne peut se résumer à une solution unique telle que la propulsion électrique à batterie. Il faut créer un cadre légal pour que des énergies alternatives puissent également éclore” note-t-elle encore.

S’il apparaît plus que jamais urgent de sortir le Luxembourg et l’Europe des énergies fossiles, les États- membres ne doivent pas reproduire les mêmes erreurs et troquer une dépendance pour une autre.

D’autant plus que les véhicules électriques réclament des matières premières spécifiques comme le lithium. Or, selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les besoins pour ce métal rare pourraient être multipliés par six d’ici 2030.

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Birddog
27 messages
Il y'a 5 mois

Défendre, interdire, régenter... les mots clés des gouvernements "verts" en EU !!