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Emploi

Covid-19 : la vie quotidienne d’Alexandra, frontalière française

 Avec l'épidémie du coronavirus qui paralyse le Luxembourg, comment gère-t-elle son travail et son quotidien ? 

Publié par Chrystelle Thévenot le 19/03/2020 | 3.554 vues

Alexandra, 29 ans est assistante administrative et commerciale dans une société de location de climatiseur et de chauffage à Holzem. Elle est en poste depuis juillet 2019. Outre son directeur, elle travaille avec deux techniciens de maintenance.

Travailler en alternance

Avec la fermeture des chantiers au Grand-Duché et les mesures de confinement souhaitées par le gouvernement luxembourgeois, son entreprise a décidé de s’organiser autrement : « Mon directeur n’a pas souhaité nous proposer le chômage partiel préférant ne pas utiliser des fonds financiers qui pourraient être nécessaires à de petites structures. Nous sommes toujours en poste mais en alternance ».

Son entreprise est gérée par un Groupe important basé en Hollande qui peut prendre en charge les salaires de ses employés en temps de crise : « Pour le moment mais jusqu’à quand, on ne sait pas » observe Alexandra. Elle reconnaît que c’est une chance de pouvoir compter sur son entreprise.

La jeune femme, célibataire, se rend deux jours par semaine au bureau, son responsable assurant les trois autres jours de la semaine : « L’activité diminue au fur et à mesure. Nous effectuons de la maintenance chez nos clients qui en ont besoin. Mais pour les nouveaux projets, c’est à l’arrêt. Nous devions travailler sur les nouveaux chantiers au Luxembourg. Dès la fin de la semaine, nous allons rechercher nos produits pour les mettre en sécurité ».

Le grand nettoyage durant cette période de crise

En période de crise, Alexandra trouve toujours du travail à faire. Elle remet à jour l’administratif, les dossiers de maintenance, prépare sa future prospection, fait du classement : « des tâches finalement que nous n’avons pas le temps de faire au quotidien ». Même si elle s’adapte à cette nouvelle situation, Alexandra vit dans l’inquiétude de perdre son emploi : « Je suis la dernière arrivée dans la société, je serais peut-être la première partie. Ca me semblerait logique mais si tout le monde se soutient, on devrait pouvoir maintenir un cap »

Le confinement est dur à vivre

Frontalière française, Alexandra vit dans un appartement de 65 m2, dans la commune de Yutz, Confinée comme tout le monde. Seule, elle avoue sans ambages, que les journées peuvent parfois être longues : « Cela fait que deux jours que les mesures ont été prises pour éviter la propagation du virus et j’ai déjà le sentiment que cela fait une éternité ». Après quelques appels téléphoniques à sa famille, elle va courir, laisser-passer en poche, une trentaine de minutes, le long de la Moselle. A l’inverse de nombreux français, elle n’a pas fait de réserve alimentaire et ponctue sa semaine par quelques sorties pour faire les courses. Très rapidement.

En avril, Alexandra avait prévu de fêter ses 30 ans à l’occasion d’un grand rassemblement familial  : « Si ça continue, je pense le passer seule. Pas très joyeux, tout de même ».

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