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Société

Coronavirus : les mésaventures d’un messin de retour d’Italie

C’est un week-end à Venise que ce jeune messin de 26 ans se souviendra longtemps. De retour dans son entreprise, il a dû repartir soupçonné d’être porteur du coronavirus. 36 heures de cauchemar...

Publié par Chrystelle Thévenot le 28/02/2020 | 8.856 vues

Avec un ami, Sébastien, originaire de Metz, décide de participer au carnaval de Venise, les 15 et 16 février. Un séjour italien dont le jeune homme gardera un goût particulier. Pourtant tout se passait bien.

Est-il ou non porteur du coronavirus ?

De retour dans sa société à Metz, lundi 24 février vers 9h, Sébastien ne se sent pas très en forme. Il se sent fiévreux. Ses collègues bienveillants lui conseillent de rentrer chez lui et de prendre rendez-vous rapidement chez son médecin traitant. Avec l’épidémie de Coronavirus en Lombardie (Nord de l’Italie), il ne tarde pas. Il décide de se rendre aux urgences de l’hôpital militaire de Metz et immédiatement, il est accueilli par l’équipe médicale et placé en salle d’isolement. Est-il porteur ou non du coronavirus ? Les médecins ne prennent aucun risque.

« Soudainement, tout s’enchaîne, se rappelle-t-il, mais ce qui me marque le plus, ce sont les nombreuses précautions prises par le service médical. C’est rassurant mais j’ai eu cette sensation étrange d’être une bête de foire. Aucune personne ne s’approche de toi sans être vêtue d’une combinaison de protection et d’un masque ». Dans le service des urgences du CHU de Brabois à Nancy où il a été transféré, quatre autres personnes sont, comme lui, placées en confinement.

L’hôpital fait partie des 108 établissements de santé en France possédant un dispositif d’accueil pour le coronavirus.

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L’attente dure 36 heures : le service de dépistage est débordé

Sébastien débute une batterie de tests dont celui du coronavirus qui se fait grâce à des prélèvements naso-pharyngés, à l’aide d’un coton-tige. Une méthode qui permet de donner un résultat en moins de 24 heures. C’est à Paris que les échantillons seront envoyés mais les résultats n’arrivent pas en temps et en heure. « Les services de dépistage parisien étaient submergés de demandes. Les heures étaient interminables. Le constat tombe : le diagnostic est négatif. Les médecins le soigneront pour un virus pulmonaire.

Il sortira de l’hôpital de Nancy 36 heures après son arrivée. Le jeune homme est en arrêt maladie prolongé, confiné chez lui par mesures de précaution.

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Une peur véhiculée par les médias

Que retient-il de cette mésaventure ? Il avoue sans ambages que son entourage a eu très peur : « s’imaginant le pire pour moi ». Il observe aussi la rapidité d’action des services médicaux : « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Ils sont rassurants et connaissent bien les démarches à suivre. C’est un grand soulagement ». Et reconnaît que les médias alimentent le sentiment de panique : « Finalement, c’est le plus inquiétant».

Le bon réflexe

Un seul et unique réflexe, faites le 15. Les régulateurs vous poseront alors au téléphone toute une liste de questions qui orientera la nature de la prise en charge. Vous n’avez aucun symptômes mais juste des questions sur le Covid-19 ? Vous pouvez composer le 0 800 130 000 ou consultez le site https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus (appel gratuit de 9h à 19h).

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